Trois jours sans lactose
Si t'es pas au jus, c'est par là...
Si tu me suis régulièrement, tu sais que, depuis ce début d'année,
j'ai décidé de ne plus consommer de lait de vache,
ou du moins en consommer le moins possible.
Si tu ne me suis pas régulièrement, je te hais.
Avant d'aller plus loin, je vois d'ici un de mes lecteurs
haut savoyard d'adoption,
préféré qui se demande bien jusqu'ou je vais aller,
et qui, à mon avis, pense à un repas pris dans un centre de colonie,
perché au-dessus des Issambres et le regard mortel que nous avions lancé
à une de ses amies qui nous proposait des rillettes de soja
en lieu et place d'une bonnes rillettes de porc qui nous tendait les bras,
en tentant de nous convaincre que c'était aussi bon
et que c'était pas bien de tuer des zanimos.
(Elle est un peu longue cette phrase non?)
En fait, je me suis interrogé à savoir pourquoi je faisais tout ça.
J'en ai conclu que c'était plus une façon de prendre
soin de mon corps plutôt qu'une action militante effrénée.
Ainsi, je ne pense pas en arriver à cet extrême qui
est de rejeter la viande et tous les mauvais produits listés par Green Peace.
Mais revenons à nos vaches et à leur lait.
Pour une fois, foutons la paix aux moutons.
Dans ma note d'avant, je t'ai fait le point des difficultés
à passer par rapport à nos habitudes d'alimentations.
Alors voilà un premier bilan de ces trois jours sans lactose ou presque.
D'abord le petit-déj.
Pendant les vacances, je petit-déjeune
(c'est rigolo "petit déjeune).
Oui monsieur.
Quand je bosse, je n'ai pas le temps, alors je zappe un peu la chose.
Le petit déjeuner de vacances se compose d'un café au lait,
d'une tartine de pain maison, beurre et miel.
J'ai remplacé le lait de vache par du lait de riz.
Le gout est un peu différent et surprenant au départ, mais ça le fait.
Je pense essayer la purée d'amande pour remplacer le lait.
Comme je ne déjeune que les weekends, il serait dommage de n'ouvrir
un litre de lait, pour n'en consommer qu'un quart chaque semaine.
La purée d'amande se garde dans le temps.
Passons au chapitre beurre.
Le beurre est remplacé par du beurre végétal genre Margarine.
Le mot margarine me ramène à mon enfance ou
je considérais la margarine comme du sous beurre blanc et pas bon du tout.
Nous n'avons pas réussi à trouver du
beurre végétal sans lait, par manque de temps.
C'est juste aberrant.
La plupart des beurres végétaux ne le sont pas à cent pour cent.
Il en existe.
Je connais les marques et je me dirigerais vers celle-ci.
Il n'empêche que le beurre est remplaçable au moins pour la tartine.
Voici pour le petit-déj.
Passons à la crème.
Là, c'est fastoche.
Il existe des crèmes végétales de toute sorte.
Pour varier les plaisirs, nous nous sommes dirigés vers de la crème d'avoine.
Je sais. Ça fait bizarre.
Je vois mon grand cigogneau lever les yeux au ciel en pensant
que son vieux père a définitivement perdu la carte.
A-t-il vraiment tort?
Donc, j'ai eu l'occasion de faire une soupe avec des navets,
du céleri rave, des patates, d'y couper quelques noix de beurre végétal,
complétées de crème d'avoine.
Elle était excellente.
Savoureuse même.
La crème, c'est réglé.
Le gros problème reste les yaourts maison.
J'ai fait une tentative de fabrication de yaourts au lait de soja.
C'est là le talon d'Achille de la démarche.
Le soja est incontournable.
J'avoue avoir une petite réticence sur cette graine.
Je ne sais pas trop quoi penser sur le sujet.
J'ai peur de sa culture intensif
Laissant de côté ces considérations,
j'ai fabriqué des yaourts de soja nature.
La texture est ok, en revanche pour le gout,
c'est pas hyper génial, mais ça le fait, mais pas à cent pour cent.
Je vais faire un test avec du lait de soja vanillé.
Sait-on jamais.
Je me dirige plus vers la suppression des yaourts,
d'autant que Poulette et Madame Fredo ne me suivent pas
dans ce changement.
Elle, elle se dirige plus vers des fruits et des fromages autres que de vache.
Moi, le fromage, ma religion me l'interdit.
Les fruits, non, alors je n'ai pas encore vraiment tranché.
Ce soir, quand même, j'ai fait des crêpes.
Je voyais la chose impossible sans lait de vache.
Je tente le coup.
Il me reste du lait de riz.
Oui, mais le beurre à incorporé dans la pâte?
Le beurre végétal?
Ouai bof.
Pas sur.
Je tente de remplacer le beurre par de l'huile d'olive.
Je sors ma crêpière cent pour cent aciers et c'est parti.
La cuisson se passe bien.
La crêpe dore comme d'habitude.
(Fais pas de bruit, tu vas la réveiller)
Et au gout alors?
Je prends une crêpe.
Je pose dessus, une feuille de salade.
J'y couche une knack.
(Je sais. Les knacks c'est pas bien, mais j'assume et j'adore ça.)
Je nappe le tout d'une mayonnaise maison à l'huile
de pépins de raisins et moutarde bio au citron.
Je roule le tout façon nems.
Je regarde Madame Fredo qui a fait la même chose.
Nous nous souhaitons bon courage.
Je la laisse manger en premier.
J'attends qu'elle vomisse.
Et ben non.
Elle trouve ça léger et bon.
Le bonne surprise.
Je me lance à mon tour.
Sans aucun doute. C'est bon.
Voilà pour ces premiers jours sans lactose.
Ce n’est finalement pas si compliqué que ça pour l'instant.
Et puis, j'ai noté qu'en sortant des repas,
je me sentais beaucoup moins lourd.
Ça, c'est une évidence et un premier point positif.
Et pour finir cette note sur une note très classe et délicate,
ce soir, Madame Fredo m'a dit:
"J'ai l'impression que tu pètes moins que d'habitude?"
Est-ce lié au manque de lactose?