Flèzz Bleue et la farine (Suite...)
Pour bien être au courant de quoi je parle, il faut que tu ais lu ça.
Il est dix sept heure passée.
Je suis en tenu de cycliste et je m'installe dans mon vélo.
Je me dirige vers la barrière de la société.
Au début, je passais dessous.
Maintenant, c'est plus possible, depuis que j'ai installé un fanion.
Je badge. La barrière se lève.
Et c'est parti.
Je pars à la découverte d'un nouveau trajet avec Flèzz Bleue.
Je ne suis pas paisible.
Je ne sais pas si je vais pouvoir faire le trajet.
J'ai commandé les dix kilos de farine ce matin en informant
le meunier que j'allais venir avec un nouveau véhicule.
Il me connaît. Il m'a déjà vu, en voiture, en moto et en vélo couché.
Je passe devant la gare.
Le vélo glisse sur le bitume, comme à son habitude.
Ça y'est. J'attaque la montée.
Elle n'est pas très dure, mais elle est longue et
je ne suis pas trop habitué à ce genre d'exercice.
Dés le début, je force.
Petit à petit je descends les vitesses,
jusqu'a me retrouver à bout de force.
Je tente de faire sauter la chaine d'un plateau à l'autre avec les pieds.
La chaîne a bien quitté le grand plateau,
mais rate son atterrissage et finit sur le pédalier.
En pleine grimpette, je me retrouve à l'arrêt.
Grrrrr.
J'ai envie de faire demi-tour.
D'aucun disent que je suis borné et, sur ce coup là, j'insiste.
J'installe la chaîne sur le petit plateau à la main.
Je me salis les mains. J'ai horreur de ça.
Saleté de vélo.
Je remonte dans ma bête.
Je recommence à pédaler.
Ça le fait.
Le problème est que je me suis flambé dés le début
et que j'ai de plus en plus de mal à pédaler.
Les jambes me font mal. Je sens mes forces s'amenuiser.
Le vélomobile en montée, c'est pas fait pour.
J'arrive enfin en haut de cette interminable côte.
Le reste n'est que descente.
Là, c'est le kiffe, mais il faut rester vigilant.
Les freins à tambours de la bête ne sont pas
super efficaces et il faut anticiper le freinage.
J'arrive dans la cours de la minoterie.
J'ai un comité d'accueil.
La maman du meunier, le fréro, les enfants.
J'ai l'impression que j'étais attendu.
Tout le monde a le sourire et, rien que pour ça,
je suis content d'avoir un vélomobile.
Ce véhicule est un distributeur de sourires.
Les enfants s'agglutinent autour.
Les grands posent un tas de questions.
Pendant ce temps, je charge mes dix kilos de farine.
Le meunier est tellement curieux, qu'il en oublie de me faire payer.
Il a fallu que je lui rappelle.
Je connais le chemin du retour.
Je n'arriverai pas à gravir les côtes avec Flèzz Bleue.
Je demande aux deux frangins un parcours plus calme.
Il m'en indique un.
Je salue tout le beau monde et je remonte dans mon fidèle coursier.
Je recherche le parcours indiqué.
Je le trouve.
C'est un vrai plaisir.
Il y a une toute petite montée gravie facilement.
Ensuite, c'est que de la descente douce.
J'ai l'impression d'avoir un moteur.
Je me glisse dans la circulation sans problème.
Je finis sur une petite route connue.
Elle est très roulante et est équipée de bandes cyclables.
Je roule à quarante cinq kilomètres à l'heure.
Je pourrais aller plus vite, mais le petit plateau ne me le permet pas.
Il faudrait que je passe sur le grand, mais tant pis.
Cette vitesse me convient et je n'entends pratiquement
pas le bruit de la transmission, ce qui n'est pas le cas sur l'autre plateau
et rend le vélomobile encore plus agréable a conduire.
Je parcours une quinzaine de kilomètre à plus
de trente deux kilomètres heure de moyenne.
J'ai bien senti les dix kilos de surpoids farineuse,
mais sur le plat, ça ne pose pas trop de problème.
En conclusion, pour cet exercice aussi, je peux me passer de ma voiture.
Je ne pensais pas que ça pouvait être possible.
Ma vieille auto trone sur le parking
depuis trop de temps sans avoir roulé.
J'ai bien débranché la batterie, mais une voiture
ça s'abime aussi quand on ne s'en sert pas.
Il va falloir prendre "la" décision assez rapidement.