Etape 2: Carcassonne -> Lézignan Corbière
Visiblement, notre périple en intéresse plus d'un(e).
C'est très motivant.
N'hésitez pas à me poser des questions, même par mail.
Alors, voici la deuxième étape.
Nombre de kilomètres prévu: 39 km.
Pendant les deux nuits passées au camping de la cité,
nous avons testé nos matelas autogonflants.
C'était, pour nous une grosse interrogation.
Faire un effort physique demande un repos réparatoire.
Si nous avions dû mal dormir les nuits,
le voyage serait vite devenu un vrai calvaire.
Les matelas autogonflants ne sont pas la panacée,
mais ils remplissent quand même très bien ce pour quoi ils sont faits.
Les matins étaient un peu raide pour nos carcasses vieillissante,
mais les nuits furent plutôt bonnes.
Nous étions inquiet pour la belle chute de reins sensible de Madame Fredo,
mais il n'y eu pas de problème pour ce joli dos là.
Les petits déjeuners ont été pris au resto du camping.
Pour 5€ par personne,
c'est environ le prix de tous les petits déj que nous avons pu prendre,
il y avait de quoi manger:
Un jus d'orange, une boisson chaude, du pain, du beurre, de la confiture.
Dés fois, il nous arrivait de récupérer les tranches de pain restant, pour les pique niques.
C'était toujours ça de moins à acheter.
Vous comprendrez aisément, si vous avez parcouru ce blog,
qu'acheter une mauvaise baguette à presque un euro
nous faisait un peu mal à chaque fois.
Bref.
C'est parti pour la journée.
D'abords il faut se ravitailler pour le pique nique.
Aujourd'hui, c'est le Monoprix de la ville:
Les pique niques de midi ont été assez varié, mais j'en reparlerais, sans doute, plus tard.
Aller. On rallie le Canal par la gare de Carcassonne:
Madame Fredo et moi n'aimons pas beaucoup le bruit et la foule.
Dans ce voyage, a chaque fois que nous arrivions sur les berges du canal,
une espèce de sensation de tranquillité (j'ai même envie de dire zénitude)
nous envahissait et nous étions bien.
C'est fou comme ce canal est paisible et nous apportait de bonnes vibrations.
Quelques coups de pédales plus loin, au sortir de Carcassonne:
Vous remarquerez que le chemin de halage est encore très praticable à ce niveau là.
Ça n'a pas toujours été le cas.
Nous croyons nous souvenir que c'était comme ça jusqu'à Puichéric.
Sur le canal, il y a beaucoup de petits ponts.
En voici un:
Dans la plupart des cas, nous avons trouvé des endroits équipés pour le pique-nique.
En voici un:
Le petit melon sur la table à été acheté directement
chez le producteur à cinquante mètres de là, sur la rive même.
Et puis, avoir une table pour s'assoir et manger,
lorsque vous êtes en toile de tente, c'est un vrai bonheur.
Vous l'aurez compris, sur le canal ça n'est pas les écluses qui manquent.
Celle de Puicheric est caractéristique de par son éclusier artiste qui expose ses œuvres.
Toute l'écluse est parsemée de ce genre de cultures.
Bien sur, il est possible d'acheter.
Dans ce havre de paix on rencontre beaucoup d'animaux.
Surtout des canards.
Je ne sais pas si les photos le laissent entendre, mais, justement,
il n'y a pas grand chose à entendre.
Et ça, c'est très appréciable, d'autant que nous avons voyagé début juillet
et qu'a cette époque là, les vacanciers n'ont pas encore envahit l'endroit.
On notera les berges un peu plus sauvages que du côté de Carcassonne.
Nous avons remarqué que, plus nous avançons vers le sud,
plus le canal est sauvage, voir pas entretenu.
Mais ne nous attardons pas.
Il reste encore du chemin.
Encore une petite photo pour le plaisir des yeux...
...et quelques kilomètres imprévues plus loin...
...Oui, oui.
Vous avez bien vu.
57 kilomètres de vélo.
Pour moi, ça n'a pas été trop dur, mais pour Madame Fredo ça a été l'enfer.
Lorsque nous sommes sur les berges du canal,
la chaleur est supportable puisque tout le canal est ombragé.
En revanche, pour rallier les campings, ben il faut prendre la route.
Ce jour là, il faisait très chaud.
Sur l'asphalte c'était une vraie fournaise.
Mais c'est pas tout.
Il y avait des montées à franchir.
Et Madame Fredo, elle déteste les montées.
J'ai cru que nous allions rompre ici de par les efforts extrêmes
qu'elle a du fournir et de la mauvaise humeur que ça a installé en elle.
Bref. A bout de forces, nous voilà au camping de la Pinède.
Ce camping ne semble pas avoir l'habitude d'accueillir des cyclistes.
Il est tout en montées et ne possède pas,
à proprement parler, d'emplacements pour les cyclotouristes.
L'accueil est super chaleureux et notre hôte
nous indique un emplacement que "les cyclistes aiment bien".
Nous rampons jusque là et, effectivement, ça le fait.
Ce camping est tenu par une famille qui aime faire plaisir.
Les succulents repas du soir n'étaient pas de la cuisine fine,
mais préparés avec attention, pour ne pas dire amour,
pour un prix tout a fait raisonnable.
Afin de recharger nos batteries, nous y sommes restés une journée.
Les deux nuitées nous ont couté 34 euros.
Il n'y a rien a dire d'autant plus que nous avions l'électricité.
(Vous croyez que j'ai fait les photos avec quoi ?)
Pendant notre journée de repos, je suis descendu voir la fabrication de la paella du soir.
C'est Michel qui s'occupe de ça.
Le père d'une partie des troupes qui gèrent le camping.
Je suis resté plus de deux heures à le regarder faire
et a discuter avec ce passionné de la vie.
Résultat:
Une paella faite qu'avec des produits frais et cueillis dans le potager du patron.
Sans compter la cuisson au feu de bois.
C'est aussi ça le canal.
Les rencontres.
Et pour des autistes comme nous,
rencontrer et parler aux gens fut un pur moment de plaisir.
Deuxième rencontre, plus superficiel, dans ce camping: des hollandais:
Pendant que nous étions en train de plier pour partir,
nous avons vu ce couple chercher un emplacement.
Je leur ai proposé d'attendre que nous partions,
si il voulait prendre notre place, chose qu'ils ont faite.
Ce couple là, venait de se faire déposer en bus dans les parages
pour remonter avec leur beau tandem super équipé jusque chez eux.
1800km d'après leurs dires.
Nous étions ridicules avec nos 57 kilomètres.
Eux, tablaient sur une centaine de kilomètres par jour en moyenne.
Nous les avons croisé dans un camping un peu plus loin.
Ils ne sont pas très chaleureux ces gens là quand même.
Voilà pour la seconde étape.
La troisième étape, c'est par là...











