Planche moisie et clous rouillés
Pour savoir de quoi je parle, tu dois aller faire un tour ici.
Vas-y. Je t'attends.
Après cette entrevue-là, il a bien fallu que je me jette à l'eau.
J'ai fait deux sessions de presque deux heures chacune.
C'est long.
En même temps, il y avait pas mal de boulot.
Il s'est éclaté le gars.
Techniquement, il a dû sortir l'artillerie lourde.
Il a fallu qu'il revoit ses gammes, l'ami, avant d'oeuvrer.
Je ne me déplace pas pour rien, moi, môôsieur.
Résultat des courses, la planche moisie a été traitée
à la ponceuse pendant deux heures.
Je n'ai perdu qu'un clou dans la bagarre.
C'est un moindre mal.
Le mécano a tenté de consolider ce
qu'il restait de clous avec du fil barbelé.
Il a rajouté un clou tout neuf sur la planche factice existante.
Je lui ai promis de me brosser régulièrement les dents
au frameto, et de me passer un goupillon entre chaque clou,
dans le futur afin que le travail effectué perdure.
Cette révision m'a couté la modique somme d'un petit millier d'euros.
Remarque. Si tu divises par le nombre d'heures,
ça ne fait que deux cent cinquante euros de l'heure (sig).
Je ne te dis pas combien je vais être remboursé.
Pour avoir de belles dents, il y a deux solutions:
Soit être bien pourvu à la naissance, soit être riche.
Je ne rentre dans aucune des deux catégories.
J'ai juste un peu mis Madame Fredo sur le trottoir
(n’insiste pas. Je ne te donnerai pas l'adresse. Nan, mais oh)
pour que je puisse lui adresser mes plus beaux sourires
quand le gouffre financier sera comblé.