Kilomètres solidaires n'est plus
C'est comme ça que nous appelions Cédric.
Je vous en avais parlé là:
Il est bien arrivé à réaliser une partie de son rêve.
Arrivé en Chine, un pays qu'il voulait atteindre à tout prix,
c'est là que tout s'est écroulé.
Il a été rapatrié, car il a rechuté.
Un message laconique posté sur son facebook par sa soeur,
nous apprend que, la maladie contre laquelle
il luttait sans relache, l'a emmené.
La garce.
Nous ne le connaissions pas vraiment, mais nous l'avons
suivi avec plaisir sur son blog et nous parlions souvent de lui.
C'est étrange comme il est possible de s'attacher
à des personnes qu'on ne suit que par le net.
Pour finir, je voulais partager le poême
qui accompagnait la note postée par sa soeur:
Je suis debout au bord de la plage.
Un voilier passe dans la brise du matin et part vers l'océan.
Il est la beauté, il est la vie.
Je le regarde jusqu'à ce qu'il disparaisse à l'horizon.
Quelqu'un à mon côté dit :
"Il est parti !"
Parti ? Vers où ?
Parti de mon regard, c'est tout...
Son mât est toujours aussi haut,
sa coque a toujours la force de porter sa charge humaine.
Sa disparition totale de ma vue est en moi,
pas en lui.
Et juste au moment où quelqu'un près de moi dit : "Il est parti !",
il en est d'autres qui, le voyant poindre à l'horizon et venir vers eux,
s'exclament avec joie :
"Le voilà !"...
C'est cela la mort.
Il n'y a pas de morts.
Il y a des vivants sur les deux rives.
William Blake
N'oubliez pas de vivre.