Con sommation, ou le scoop de l'année.
Article tiré du 20 minutes du 30 novembre 2010:
Un rapport alerte sur la présence de pesticides dans nos assiettes
EXCLUSIF - Le nutritionniste Laurent Chevallier est à
Paris mercredi pour rendre publique une enquête sur le sujet...
Une quarantaine de pesticides et polluants différents dans chacun de nos repas.
Voilà ce qui est révélé par l’étude, rendue publique mercredi,
menée par Générations futures, qui travaille sur les dangers des pesticides.
Cette enquête s’inscrit dans le cadre d’une campagne
d’action sur les causes environnementales du cancer.
Elle porte sur les repas types d’un enfant d’une dizaine d’années.
«On a imaginé des menus en prenant en compte les recommandations sur les fruits et légumes,
mais aussi les goûters, explique Nadine Lauverja, de Générations futures.
Des analyses ont été réalisées par différents laboratoires pour rechercher des cancérigènes.»
Crise sanitaire
Le résultat est édifiant: jusqu’à quinze pesticides différents
dans le saumon ou encore, des pesticides hors réglementation européenne
dans les haricots verts et d’autres produits importés d’Asie et d’Afrique.
D’où cette question, posée par Laurent Chevallier, le médecin nutritionniste
montpelliérain responsable de l’alimentation au Réseau environnement santé
qui participe à l’enquête: «Que fait la répression des fraudes?
Il y a une carence évidente dans les contrôles.»
Il s’inquiète de la dégradation sanitaire qu’il observe:
«En 25 ans, les cancers ont doublé, avec une augmentation constante chez l’enfant.»
Et c’est sans compter la progression galopante du diabète, +40% en 10 ans,
ou les allergies, multipliées par 5 en 20 ans.
Autant de maladies chroniques qui peuvent trouver
leur origine dans la modification du métabolisme.
«Il faut se préparer à une crise sanitaire.
Les industriels profitent d’une législation mal adaptée,
notamment en matière d’additifs.»
Conservateurs et édulcorants seraient donc présents
en quantité très importante dans les aliments.
Mauvaises interactions?
Mais ce que redoute le médecin, c’est le cocktail explosif que représentent,
ensemble, tous les résidus de polluants, pesticides et additifs.
«Il est surprenant qu’il n’y ait jamais eu d’analyses sur ça.
On sait très bien qu’il ne faut pas mélanger certains médicaments,
pourtant. Là, c’est pareil.»
Et d’enfoncer le clou.
«Nos enfants seront inévitablement touchés par des perturbations endocriniennes,
qui a des incidences identifiées sur la reproduction, le métabolisme et le surpoids.»
Un nouveau signal d’alerte pour Laurent Chevallier qui, en 2008,
avait déjà brandi en premier la menace de la présence du bisphénol A
dans certains biberons en plastique.
Un produit dont l’Europe a interdit l’utilisation il y a une dizaine de jours.
Avec cette nouvelle découverte, Générations Futures et le
Réseau environnement santé espèrent interpeller les pouvoirs publics
sur «leurs lacunes» en termes de contrôles et d’étiquetage.
Caroline Rossignol
Si ça c'est pas de la découverte ça ?
Et puis, pourquoi ça changerait ?
Les industries agro-alimentaire et autres, surproduisent
en arrosant les produits avec un maximum de drogues
pour prendre un minimum de risques.
Les gens consomment cette merde ces produits.
Les industries s'en mettent plein les poches.
(Sans compter que ces produits là, ne tombent pas tout seul du ciel)
Forcément, toutes ces drogues détraquent
le consommateur naïf et confiant (Vous connaissez Kaa ?).
Des maladies plus ou moins graves se déclarent.
Que faut-il faire alors ?
Consulter.
Prendre des médicaments.
Qui font les médicaments ?
D'autres industries voyons.
Les pharmaciens ne sont pas des philanthropes.
La aussi ça se gave en veux-tu en voilà.
Si j'osais, je rajouterais que, par ce biais là, on effectue une certaine
sélection naturel et qu'on régulerait par la même occasion la démographie.
Mais non.
Je n'ose pas.
Alors, je ne le dis pas.
Argent, argent, argent.
Qui sont les perdants ?