24 octobre 2009
Mon futur coupe-choux
Non. Je n'ai toujours pas abandonné cette pratique.
Le coupe-choux reste mon rasage favoris et unique depuis mars 2008.
Je ne vais pas vous refaire l'historique,
mais si vous voulez connaitre mon rapport
au coupe-choux je vous propose de cliquer là.
Le coupe-choux est un bel objet.
Il en existe beaucoup de sorte,
mais il n'est pas évident de trouver un coutelier pouvant
vous en proposer un large choix,
même à Thiers.
Je souhaitais m'offrir un coupe-choux Thiers-issard
en me rendant à Thiers.
Ce fut un fiasco total.
Mal reçu ou promesses non tenue,
je me suis rendu sur internet et c'est là
que j'ai trouvé le plus grand choix et suis tombé sur celui là:
Ce bijou coute un demi-bras, mais vous avouerez que c'est un bel objet.
Je suis quand même très déçu de ne pas pouvoir me payer
ce sabre en me rendant chez un coutelier,
passionné, qui m'aurait fait l'article, l'œil humide
et fier en me suppliant de bien m'occuper de cette perle.
Pour la partie plus technique de l'affaire,
sachez que le manche est en buis gravé
de motifs floraux et que la lame est une super lame.
Mais il faut que je patiente.
Bien que mon entourage me sponsorise pour un peu moins de la moitié,
il faudra que je m'acquitte d'abord des impôts locaux
puis des assurances avant de me faire plaisir.
La raison me fait parfois un peu *£ù%*?
09 septembre 2008
Tranche de lenteur #09
Je rince.
Je caresse mes joues, mon cou, mes tempes.
Tout est net et très doux.
Encore aujourd'hui, j'ai réussi.
Je me souris dans le miroir.
Pour parfaire le tout:
Un peu d'eau de rose.
Odeur de rose.
Un peu de liniment.
Odeur d'olive.
Je lave et je range le blaireau,
le bol à savon,
la sangle,
et le coupe choux,
Je serais encore bien rasé aujourd'hui.
Vivement la prochaine fois.
08 septembre 2008
Tranche de lenteur #08
J'approche la lame de la base de mon cou.
Là. Bien dans le prolongement de l'oreille.
Ce geste étrange, je l'ai appris petit à petit.
A force de répétitions je le connais.
Il ne faut pas trembler.
Je ne veux pas souffrir.
Il faut que le mouvement soit clair et précis.
Ça y'est j'y vais.
Je presse doucement.
Je remonte.
Non.
Le sang ne giclera pas.
C'est pas le but.
La lame enlève le blanc.
Je maitrise.
Ça sera parfait.
05 septembre 2008
Tranche de lenteur #07
La tranche d'avant...
Le premier passage est terminé.
Mon visage n'est pas encore net.
La peau de bébé n'est encore pas.
Je remets du blanc partout.
Les odeurs.
Le soyeux.
La douceur.
Les minutes s'égrènent.
La prochaine fois c'est la bonne.
La tranche d'après...
04 septembre 2008
Tranche de lenteur #06
La tranche d'avant...
J'approche la lame de ma tempe.
Je ne tremble pas.
Je frémis juste un peu avant le premier geste.
Plaisir ?
Peur ?
C'est maintenant que je vais savoir
si tout mes gestes ont été bien réalisés.
Je pose.
Je descends.
Doucement.
Sans forcer.
Si cette fois-ci encore la magie opère.
Sous le crissement ouaté, le blanc disparait pour
laisser entrevoir une peau presque nette.
Elle le sera.
Au final.
J'en suis maintenant certain.
Après le deuxième passage.
La tranche d'après...
02 septembre 2008
Tranche de lenteur #05
La tranche d'avant...
Il faut, maintenant, que j'exécute un des gestes essentielles
pour que tout se passe pour le mieux.
Je le prend dans ma main.
C'est un belle objet.
Je l'ouvre.
Il brille.
Je pends la sangle.
D'abords, j'utilise le coté lin.
Dix passes. Pas moins.
Le bruit du métal sur le tissu m'indique
que l'opération est bien menée.
Je retourne la sangle et présente le côté cuir.
Une légère odeur d'huile d'olive se dégage.
J'en ai passé hier au soir, pour l'entretenir.
Le cuir est patiné à souhait.
Agréable a l'œil.
Agréable au touché.
Idem.
Dix passes au moins.
La résistance que je ressens dans ma main et le bruit
produit par le cuir me laisse à penser que je suis dans le vrai.
La tranche d'après...
01 septembre 2008
Tranche de lenteur #04
La tranche d'avant...
Je l'applique sur mon visage en faisant des ronds lent et précis.
Il ne faut pas en oublier une parcelle.
Je prends mon temps.
J'ai le temps.
Oui. J'ai le temps.
Je sais le prendre.
J'ai appris.
Voilà.
Mon visage est blanc et sent très bon.
Et maintenant ??
La tranche d'après...
29 août 2008
Tranche de lenteur #03
La tranche d'avant...
Ça y'est j'y suis.
Ses poils sont juste humide comme il faut.
Je le plonge dans le bol en bois.
Je lui applique un mouvement de rotation lent et précis.
Des petites bulles apparaissent.
Les senteurs s'échappent un peu plus.
Un pétillement soyeux envahit mes oreilles.
Je suis prêt pour la caresse suivante.
La tranche d'après...
28 août 2008
Tranche de lenteur #02
La tranche d'avant...
Je me sèche.
Mais pas le visage.
Il faut qu'il soit mouillé.
Je prends dans ma main ce belle objet en bois.
Cette objet anodin qui est jolie à regarder.
Je caresse son couvercle.
Je voyage sur toute sa surface.
C'est doux le bois.
J'ôte le couvercle.
Rien ne résiste.
Il est juste posé sur le bol.
Tout de suite les senteurs habituelles me sautent au visage.
Je ferme les yeux.
Un peu.
Je me laisse envahir.
Bientôt elles seront encore plus intense et plus agréable.
Je pense à la suite.
Une onde de bonheur me traverse.
La tranche d'après...
27 août 2008
Tranche de lenteur #01
D'abord je passe doucement ma main sur son poil soyeux.
Comme ça. Pour le contact.
Ensuite, je le plonge dans une bain d'eau chaude.
Il a l'habitude.
Je m'occuperais de lui en sortant de la douche.
