25 novembre 2009
Molly Malone
Il m'arrive encore parfois de trainer mes guêtres
dans quelque temple de la surconsommation
que sont les grandes surfaces.
Ce fût le cas hier soir.
Je voulais voir le prix de futurs cadeaux de noël.
D'abords, en rentrant dans le magasin,
me voilà face à une montage de Pyrénéens
et de Révillon.
C'en est presque effrayant.
Comme je passais la soirée avec Madame Fredo,
j'ai attrapé une boîte de ces chocolats irrésistibles
(comme moi) que sont les Pyrénéens.
Je sais qu'elle appréciera.
Passant devant le mur de cd, je me suis dit que
je pouvais peut-être écouter quelques opus pour voir ce qu'il donne.
J'avais dans l'idée d'écouter la dernière production de JP Nataf.
Peut-être ce nom ne vous dit-il rien.
Pour les plus anciens, si je vous dis que c'était le chanteur des Innocents
peut-être que ça vous situera mieux le personnage.
Bref, je me jette dans l'allée et je passe devant Molly Malone,
le dernier CD de Renaud.
Je suis fan de toujours, alors j'achète.
J'achète d'autant plus que cet album est un album
de musique traditionnelle Irlandaise sur lesquelles Renaud a posé
ses textes et sa pauvre voix en fin de parcours.
Heureux de ma trouvaille, je me dirige vers les caisses.
L'hôtesse, (On ne dit plus caissière de nos jour. Caissière c'est sale,
mais c'est la même chose qu'hôtesse de caisse), m'annonce le prix.
J'enfiche le bout de plastique directement relier à ma banque.
Je tape le code.
Erreur de code !!
Oups.
Je réfléchis.
Je retente: 3615.
Erreur de code!!
C'est le trou de mémoire.
Le gouffre.
Dernier essai: 118 218.
Erreur de code.
Carte refusée.
Ah m........
Peut-être ai-je du liquide ?
Ah oui.
C'est une première.
J'ai plus de dix euros dans mon porte-monnaies
que j'ai exceptionnellement avec moi.
J'arrive donc à régler mes emplettes (il est nul ce mot).
Je me pose dans ma voiture.
J'ouvre le Graal.
Je glisse la galette dans la fente de mon radio-CD.
Ça faisait longtemps qu'il n'avait pas eu à manger celui-là.
Ça tourne.
Ça cherche.
Ça éjecte.
Grrrr.
Je retente.
Ça retourne.
Ça re-cherche.
Ça reéjecte.
Re-Grrrr.
Nouvelle tentative.
Nouvel échec.
De nos jour, il y a tellement de protections sur ces maudits CD
que les lecteurs pas trop récents ne sont pas capable de lire les CD.
Je réussirais à faire jouer cette galette dans la soirée sur mon PC.
Mais c'est quand même abusé.
J'ai pu, moi, faire autrement.
Mais si je n'avais que mon lecteur de voiture pour lire ce genre de CD,
j'aurais plutôt été en colère.
Ça ne m'a d'ailleurs pas empêcher de l'être.
Je ne vais pas faire l'apologie du téléchargement illégale ici,
mais j'aurais eu moins de problème.
Ceci dit, avoir l'objet est une bonne chose pour moi.
Je vous parle de ce que je pense du contenu
de Molly Malone dans une prochaine note.
20 novembre 2009
Morte à vingt ans
Elle n'était pas vraiment belle.
Pas moche non plus.
Simplette et un peu désuète pour son époque.
Elle était toujours là quand il fallait.
Toujours prête à rendre service.
Pas avare pour un sou.
Ces vingts années de dur vie ont fini par avoir raison d'elle.
Sans doute, le travail nocturne a précipité sa fin.
Elle a lutté jusqu'au bout, mais sa mécanique n'a pas suivi.
Fais ch...., faut qu'jachète une autre machine à laver.
11 novembre 2009
11 Novembre 2009
Je ne suis pas fan de tout ce qui tourne autours de l'armée
et de la guerre.
Je suis encore moins fan de notre président.
Je ne me définis pas comme patriote.
Aujourd'hui, la télé tournant en fond,
j'ai pu voir une image qui m'a touché.
Uns marseillaise entonné brillamment par un chœur de militaire.
Un homme, une femme debout devant une flamme.
L'homme: Nicolas Sarkosy.
La femme: Angela Merkel.
L'homme: La France.
La femme: L'Allemagne.
L'homme et la femme ensemble pour commémorer ensemble,
l'armistice d'une guerre qui a opposé leur deux pays.
J'aime quand les humains sont capables de ces choses là.
10 novembre 2009
Des bouts du Deseperate Trio
Si vous en avez manqué un bout...
Je sais, je sais.
Je vous ai beaucoup parlé de ce merveilleux
groupe qu'est le Deseparate Trio.
Un groupe dont le renom international n'est plus à prouver,
(Enfin. On est uniquement reconnu dans le cadre de la Campanule,
mais ça fait quand même moins classe.)
Nous avons eu l'occasion de nous enregistrer lors d'une de nos répétitions.
Christian, notre lead guitar, est féru de boites qui se branchent les unes aux autres
pour faire des trucs bizarres que la grand'Cath et moi ne comprenons pas toujours.
Cette fois-ci, il en avait une qui nous a permis d'enregistrer
chacun de nous séparément, alors que nous jouions tous ensemble.
Un truc de dingue.
Ensuite il a mixé les voix.
On sent bien que c'est lui qui à mixer
puisque on entend que sa guitare.
Les vagues sons que vous pouvez entendre en arrière plan,
c'est la grand'cath et moi.
Bon aller.
Trêve de plaisanterie.
Je vous propose un premier morceau qui se nomme Cercle circassien.
Les danseurs (car nous faisons cette musique pour faire danser)
nous ayant informé que ce morceau était trop court,
nous l'enchainons avec un autre morceau
appelé Greensleeve (pas sûr de l'orthographe).
Je trouve l'enchainement super.
Bon, mais. Nous restons de lamentables amateurs
alors soyez indulgent.
Nous ne nous appelons pas Deseperate pour rien.
06 octobre 2009
Brève de comptoir #5
Les feux sont comme les femmes,
quand c'est rouge,
il faut attendre la fin du cycle
avant de pouvoir y aller.
Bon ne, j'crois qu'j'f'rais mieux d'bosser moi...
La brêve d'avant...
21 septembre 2009
Le lait de ma grand mère
La crise du lait et le commentaire d'Ulrich dans cette note là,
a fait remonter ce souvenir:
Petit, j'habitais dans la même cours que ma grand mère
(grand mère qui a quatre vingt huit ans, bon pieds, bon œil, aujourd'hui même).
Les matins de vacances, au coup de klaxon de la 4L fourgonnette
(ou quelque chose dans le genre) en bas de la maison,
ma grand mère me donnait un petit pot et quelques sous,
et j'allais jusqu'à la voiture.
Les gros bidons étaient disposés collés
les uns aux autres à même le coffre.
Un sourire.
Deux grosses louches de lait versées dans mon petit pot.
Et un échange de piécette plus tard je me retrouvais
attablé devant mon bol de lait fumant.
Je ne savais pas, alors, la chance que j'avais.
10 septembre 2009
Le bonheur est dans le pain.
Il est dix heure du matin un dimanche.
La voilà qui émerge enfin d'un lourd sommeil.
Un œil en haut, l'autre en bas,
le teint blanc elle lance un bonjour tout l'monde en rentrant
dans la salle à manger ou se trouve sa mère et son beau-père.
- Tu veux déjeuner lui lance-t-il ?
- Bouarf. Non grommelle-t-elle.
Elle s'attable en face du couple qui regarde la télé.
Un dimanche matin comme un autre.
Tranquillité, quiétude et calme.
La jeunette renifle. Elle ouvre un œil.
- Ça sentirait pas le pain des fois ?
Personne ne répond. C'est une évidence.
Un gros pain est en train de cuire au four.
Il embaume l'appartement.
- Dans combien de temps il est prêt ?
Une demi-heure lance la voix amusée de l'apprentie boulanger.
- Ah bon, souffle-t-elle en se replongeant
dans sa torpeur et s'avachissant un peu plus sur la table.
Un quart d'heure s'écoule.
L'homme se lève et disparait dans la cuisine.
Il revient, un gros pain chaud et doré dans les mains.
Il le dépose sous le nez de la jeune planeuse.
Le fourbe retourne s'assoir là-bas sur le canapé.
La post-ado renifle.
- mmmmmmmmmmm. Ca sent bon.
Silence.
La gourmande hume, le nez proche de la croute.
Elle sent la chaleur de l'offrande.
- Écoutez. Il craque.
C'est vrai.
Le pain refroidit doucement en émettant
quelques craquements sympathiques.
La jouisseuse se lève et part vers la cuisine d'un pas décidé.
On entend des objets s'entrechoquer.
La môme fait plusieurs aller-retour.
Un bol de lait.
Du cacao.
Du beurre.
De la confiture.
Le couteau à pain.
Il est onze moins le quart.
Je crois que le pain ne va pas rester
entier encore bien longtemps....
26 août 2009
Rame, Adam.
Je travaille quotidiennement avec une bande
de musulmans que j'apprécie beaucoup.
Il ne vous aura pas échappé, qu'en ce moment,
c'est la période du ramadan.
Voici la conversation de ce matin:
Moi: Salut Saïd, ça va ?
Saïd: Oui ça va et toi ?
Moi: Alors tu as bien mangé hier soir ?
Saïd: Ah oui! Comme un porc.
Moi: :ox
Z'ont d'l'humour ces arabes.
25 août 2009
On ne joue pas avec la nourriture
C'est ma mère qui me disait toujours ça quand j'étais mino.
Et vous savez ce qu'elle fait, ma mère, aujourd'hui ?
Ça :
Il est beau l'exemple.
24 août 2009
Je suis ton père

Ben. En fait, ça peut pas être mon père,
puisque sous ce masque il y a Madame Fredo et que
je suis en mesure de certifier que Madame Fredo est une fille...
...Enfin. Si ma mère m'a bien donner les bons éléments
en m'affirmant à ma naissance que j'étais bien un gars !!

