Le fil de l'eau

Ma vie bascule doucement vers une vie plus ésotérique. Je vous en parle entre autres sujets plus inintéressants les uns que les autres. Et surtout, mettez-y votre grain de sel. Pour retenir l'adresse de ce site http://www.le-fil-de-l-eau.fr

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21 novembre 2014

Atterissage dans le nid

Nous sommes samedi vingt cinq octobre deux mille quatorze
à huit heure du matin et ils sont tous là.
Toutes ces personnes sont là pour nous.
Pour nous aider à passer d'un nid à l'autre.
Ils viennent de Hautes Savoie, de l'hérault, et du coin.
Des rencontres glanées tout au long d'une vie,
de la famille, de l'ex famille.
Autour du café et des croissants de bienvenue, on fait connaissance.
Les ondes sont bonnes.
Les sourires illuminent les visages encore endormis.
Ça sent la bonne journée.

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Huit heure trente.
Je sonne le rassemblement.
On est pas là que pour le petit déj, les gars et les garces.

Ça part à une vitesse folle.
Madame Fredo et moi faisons les chefs d'orchestre.
A la vitesse ou ça va, on est limite débordé.
Mais ils sont dingues!! Ils ne vont jamais tenir la distance!!

Les meubles valsent, les cartons fuit l'appartement.

Premier voyage. Tout le monde reste mobilisé.
Madame Fredo et moi tenons la taule, mais y'a du vent.
Nan mais quelle énergie.
C'est nous qui n'allons pas tenir la distance.

Zouquez ferme matelote, ramenez la grand voile.

Les vingt mètres cube sont débarassés en un rien de temps.
On repart faire le plein.
Les voyages sont courts puisqu'ils ne dépassent
pas le kilomètre à chaque trajet.

Et c'est repartie.
Ça rue dans les brancard, et sur les dernières affaires.
Attention. Roulement de tambour.
Voici le point d'orgue du chargement:
notre fameux canapé rouge qui faisait peur à tout le monde,
tellement j'en avais parlé lors de son arrivée chez nous.

Et c'est repartie.

Le camion garé et ouvert, Carole et à la manoeuvre.
Elle apporte les colis au bord du camion.
La menue blondinette envoie le pâté sous l'oeil charmeur de Bruno.

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Les mômes font les aller et retour dans les escaliers.
Tiens un matelas qui marche!!
Tiens un bout de canapé rouge avec le grand Cigogneau à un bout!

Le camion est vide.
Je laisse Madame Fredo in situ pendant que je pars rendre le camion.
Il est treize heure quinze.
Je ferme la porte du nid.
Dans l'entrebaillement de la porte j'entrevoie une fourmilière en ébullition.
Mais c'est quand qu'ils se posent?
J'entends Denis hurlé du fin fond de la salle de bain:
Tu veux que je t'installe la machine à laver??
Ben heu... oui. si tu veux.
Ok

Je me dis en descendant les escaliers qu'ils ne vont jamais s'arrêter,
alors que nous sommes attendus par mon Cricri d'amour and Co
pour un repas que je suppute (Il me fera toujours marrer ce mot)
excellent et réparateur.
Au feu, dans le camion, une petite musique classique envahie l'habitacle.
C'est Madame Fredo que je sens un tantinet dépassé par toute cette agitation.
Il ne faut pas trop la bousculer cette dame là.
Elle aime bien la vie lente, ma chose.
Presque paniquée
(j'exagère un peu juste pour rester dans le suspens, quoi que ça fait un moment que...
enfin bref. Restons dans les clous)
, elle hurle:
Ils sont en train de monter notre lit. Elles sont ou les vis du lit?
Attend. Je me rassemble.
Ça va aussi un peu vite pour moi.
Je les retrouve dans mon cerveau heureux et en ébullition depuis deux mois,
et lui communique l'endroit.
C'est bon. Les vis sont entre de bonnes mains.
Je l'informe qu'il faudrait calmer tout nos énergumènes
parce que nous sommes attendu
et que la mission a largement été remplis par nos obligés.

Je rends le camion.

(Faudrait que je t'explique la location du camion ou
il a fallu que je m'occupe de l'informatique de chez carrefour
parce que ça marchait pas, mais je manque de temps.
j'ai un déménagement sur le gaz)

Sur le retour, j'apprends que la tempête se calme.
J'arrive chez nos hôtes.
Mon Cricri qui ne peut pas porté, m'a proposé de faire cantine.

L'image que je garde de cette journée:
Tout ces gens autour de la table basse croulant sous les petits trucs à apéro.
Ils ont la banane. Ils se marrent.
Ils ont bossé comme des bêtes sans jamais perdre le sourire.

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La suite se passe autour de la table avec un super repas.
La ça ne se raconte pas. Ça se vie.
Merci à toutes et à tous pour cette super journée.

Posté par Thygo à 13:43 - Bien être - Commentaires [ 7] - Permalien [ #]
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Commentaires sur Atterissage dans le nid

    Ah !!! Voilà donc pourquoi on n'avait plus de nouvelles ! Vite, vite des photos du nouveau nid ! Et pis le canapé rouge ? Il a trouvé une bonne place ?

    Posté par vivement, 23 novembre 2014 à 08:22 | | Répondre
    • Nan mais quelle curieuse. La vérité c'est que je n'ai pas très envie de diffuser des photos de mon intérieur, sur le le net. Je sais c'est bête, mais bon. Je verrais plus tard. Le canapé rouge a trouvé une très bonne place. On aurait été triste de s'en séparer parce qu'il nous l’aimons beaucoup celui-là.
      Et puis il faut dire que j'aime bien écrire le matin. C'est là que j'ai le plus d'inspiration. Et en ce moment, le taf me prend pas mal de temps. Mais je ne lâche pas. J'ai des notes en stock, mais elles sont pourries.

      Posté par Thygo, 24 novembre 2014 à 08:38 | | Répondre
  • Bravo! Vraiment!
    Nous on a rempli et vidé 3 fois 15 m cube... Après on en avait marre et chéri et moi, on a continué à faire des aller-retours avec les voitures les jours suivants...
    Et là... Je vide encore des cartons...!
    Bienvenue chez vous!

    Posté par ema, 23 novembre 2014 à 15:57 | | Répondre
    • C'est le problème des déménagements. Ce second déménagement en deux ans pour Madame Fredo, nous a pousser à se séparer de beaucoup d'objets dont nous n'avions plus besoin. ça demande beaucoup de boulot. En même temps, nous n'avions moins d'un kilomètre à faire, alors nous avions déjà fait quelques allers et retours avec quelques cartons. Et puis, poulette avait pas mal bossé en amont avec ses affaires à elle.
      Il faut dire que cette dernière année et surtout ces derniers mois, Emmaus et la déchetterie étaient devenu un lieu de pèlerinage hebdomadaire. Sans compter ce qu'on a vendu ou donné en direct.

      Posté par Thygo, 24 novembre 2014 à 08:44 | | Répondre
  • Nous aussi ne sommes qu'à quelques centaines de mètres de notre vieille adresse! Mais la maison étant neuve, la rue (en béton) n'était même pas sèche le jour de la remise des clés...

    Posté par ema, 26 novembre 2014 à 19:56 | | Répondre
    • Comme quoi. Je pensais être un des rares à faire ce genre de déménagement. À moi maintenant: Bienvenue chez vous.

      Posté par Thygo, 27 novembre 2014 à 08:53 | | Répondre
  • Merci! 😊

    Posté par ema, 29 novembre 2014 à 07:54 | | Répondre
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