Le fil de l'eau

Ma vie bascule doucement vers une vie plus écologique. Je vous en parle entre autres sujets plus inintéressants les uns que les autres. Et surtout, mettez-y votre grain de sel. Pour retenir l'adresse de ce site http://www.le-fil-de-l-eau.fr

ÉDITION SPÉCIALE [maj 22/10/2017] --- MINIBOITE: Le reiki, la géobiologie, la bioénergétique: Et pourquoi pas en faire une petite activité? ---

20 juillet 2014

Les vacances à côté de chez nous

Ce mois de juillet, il se passe pas mal de truc dans notre
petite vie de m.... bien rangée.
A cause de cela, nous avons abandonné notre périple à moto dans les Pyrénées.
En même temps, quand tu vois le temps qu'il a fait jusqu'à présent,
on l'a échappé belle.

Ce début de mois, Madame Fredo a eu une réponse positive de mutation
pour travailler plus prêt de chez nous.
Chez nous, qui sera vraiment chez nous en octobre puisque
nous avons trouvé un nid à acheter.
Je te raconte ça plus tard. Pas mal pour un mois de juillet.

C'est pas parce qu'on ne part pas en congés,
qu'il faut rester clouer dans les canapés.

Alors, sur le principe des vacances que nous avions passées
sur le canal du midi, en bien plus court,
j'ai proposé à Madame Fredo d'aller voir ma maman du côté
de Montmerle sur Saône, en longeant le plus possible la Saône.

J'ai donc préparé le périple en dilettante.
Un peu trop d'ailleurs.
En ce qui me concerne, je ne suis pas à quelques kilomètres prêt,
puisque je roule tous les jours, mais Madame Fredo.. hum, hum.

En fait, je me suis un peu trompé dans le kilométrage.
J'avais compté quarante cinq kilomètres.
Je m'étais dit que ça faisait pas mal pour ma compagne,
mais que c'était peut être quand même jouable.

J'avais juste omis la distance de sortie de Lyon,
qui en comptait une petite quinzaine.
Oups!! L'addition est a ton niveau.
Fais un petit effort: Quinze plus quarante cinq?? Soixante.
Bien.
Tu ne dors donc pas complètement?
Soixante kilomètres, tu en conviendras,
c'est une distance inaccessible pour quelqu'un qui roule peu à vélo.

Bref. Nous sommes partis la fleur au fusil et le cœur léger,
à bicyclette.

WP_20140714_002Nos destriers prèts à bondir

Les premiers kilomètres sont sympas puisque
nous sommes frais et l'itinéraire est roulant.
Nous traversons, avec le sourire, le parc de la Feyssine,
puis les berges du Rhone.
Enfin, nous sommes heureux de passer,
le tunnel de la croix rousse à vélo.

Ce tube est une réussite. 

Je pense qu'il manque un peu de lumière,
mais c'est un choix des l'architectes.
Tout le long, il y a une ambiance de son et lumière zen,
c'est très agréable, en plus de le fraicheur ambiante,
qui ne fait pas de mal en ce jour de chaleur humide.

WP_20140714_003De l'autre côté du tunnel de la croix rousse

Nous voici sur la rive droite de la Saône.
Nous sommes partis pour quelques kilomètres de route, plutôt large.
Pas de danger sur cette partie roulante.

Fontaines: nous traversons sur l'autre rive.
Nous atterrissons sur une piste en site propre à deux sens.
Cette partie nous emmène jusqu'à Neuville sans encombres.

Nous en sommes déjà à trente kilomètres.
Madame Fredo commence à laisser paraître une petite lassitude.
C'est pas bon ça. On en est qu'à la moitié.
Je viens juste de m'en rendre compte.
Je ne lui parlerai plus des kilométrages parcourus
sur la suite du voyage pour ne pas la démotiver.
Je sais. C'est pas bien, mais c'est comme ça.

Il est déjà treize heure.
Nous en profitons pour manger nos salades de pâtes,
face à la Saône, concoctées le matin même avec de très bon produits.

WP_20140714_004

Elles étaient les bienvenues et très bonnes qui plus est.
Les petits abricots pour le dessert ont été englouti
sur la première partie du trajet
(C'est ce que fait Madame Fredo sur la photo d'avant).
Mauvaise gestion.

Le litre et demi d'eau prévu est déjà pas mal entamé.
Mais je ne suis pas inquiet.
Nous ne traversons pas le désert.
Je referai le plein, un peu plus loin, dans les cuisines d'un restaurant.

A la reprise, après avoir acheter des sablés dans une boulangerie du coin,
nous plongeons sur les chemins de halages.

WP_20140714_005

Bien sur, ces chemins sont différents tout le long.
Parfois large, parfois étroit, parfois lisse, parfois défoncé,
mais toujours agréable.

Les kilomètres défilent. Madame Fredo ne pipe plus mot.
C'est pas bon signe.
Par habitude, elle roule toujours derrière moi.
Depuis toujours. C'est sa place. Je ne l'entends plus du tout.

Aie, aie aie.

Trévoux. Il nous faut faire, une petite portion de route
d'environ cinq cent mètres.
Mais on replonge vite sur les chemins de halage.

Les quinze kilomètres heure que je tente de maintenir depuis le début,
sont passés depuis pas mal de temps à dix, douze kilomètres heure.
C'est un peu chaud pour moi, qui aime bien rouler,
mais ma suiveuse ne suit plus.

Jassans: C'est une ville que je connais bien.
J'ai passé une partie de mon enfance dans feu 
son superbe camping municipal à l'époque.
Nous devons longer le parc qu'il est devenu.
Les souvenirs me submergent.
Oula!! Vite.
Il faut partir d'ici.
La nostalgie c'est pas mon truc, mais là...

Beauregard: Cinquante kilomètres au compteur.
C'est là que ma suiveuse a perdu le sien.
Madame Fredo est cramée.
Quand je regarde ses yeux, j'y vois une idée du rien.
De l'infiniment rien. Elle, souhaitera continuer.
Je la convaincs de lâcher l'affaire.

Nous sommes à une dizaine de kilomètres du but.
Le plaisir n'est plus là pour elle, depuis pas mal de temps.

Au secours!! Manman. Tu peux venir chercher Fredo, s'te plais?  
Elle est toute foutue.
Faut que j'en trouve une autre.

C'est ma maman qui fera l'ambulance
avec sa voiture toute pourrite. 
L'ambulancière de fortune ne manquera pas
de copieusement engueuler sa progéniture.
T'imagine bien.
Ma manman, elle sait pas prendre de gants quand elle a un truc à dire.
Alors bon. J'ai ramassé mes dents à six milles balles.

Une fois débarrassé de la très méchante ambulancière
et de mon sac de sable, la route est a moi.
Il n'est pas question que je lâche l'affaire.
Et puis, je roule tous les jours pour aller au taf,
donc, j'ai les jambes.
Je mets le cerveau sur off et je fonce comme un âne sur les chemins.
Ça sera du vingt cinq kilomètres heure
sur un chemin de terre bien entretenu.

WP_20140714_006

La fin se fait sans encombre et avec le sourire.

WP_20140714_007Terre, chef

Comme je le dis souvent, le frein dans la vie, c'est les femmes.
Cette fois encore, ça se confirme.
(Calme toi. C'est juste une blague).

Mais revenons à la vraie vie:

Madame Fredo était vraiment morte.
Elle est allée au bout de ce qu'elle était capable de faire.
Elle peut être fier de ce qu'elle a fait.
Elle n'a pas pu manger le soir.
Elle est allée se coucher très tôt.
Je sais. C'est de ma faute.
C'est bon hein. L'erreur est humaine? Non?

Ça ne l'a pas empéché de remonter sur le vélo, deux jours plus tard pour une vingtaine de kilomètres.

WP_20140716_001Si tu t'approches un peu, tu verras qu'elle sourit. Si si.

Quelques jours plus tard, je ferais le retour seul,
les quarante premiers kilomètres et le vélo léger.
Je récupère les sacoches plus loin.

J'ai roulé comme un môme.
Sans cerveau.
J'ai récupéré ma compagne pour les vingt derniers kilomètres.
C'est manman qu'a fait le taxi.
Elle sait tout faire ma manman.
Même faire les gros yeux à son fiston
pour lui faire comprendre que: "Une fois, mais pas deux".
(Je crois qu'elle aime bien sa future ex belle-fille)
Elle les a parcouru avec le sourire.
Nous sommes rentré par le parc de la tête d'or.
Lyon est une belle ville, bien pourvu d'endroit très sympathique.

Pour ma part, le soir, j'étais mort.
Chacun son tour.
La prochaine fois je brancherais mon cerveau.
Enfin, non.
Je n'en ai pas de toute façon.
Et ça sert à rien pour faire du vélo.

En tout cas, ce fut un très beau périple.
Nous avons eu comme une saveur de vacances à même pas
une centaine de kilomètres de notre domicile.
Les berges de Saône sont très agréable.
Je referais.
Ça m'a donné l'envie de sortir la Rolls
pour faire un périple du genre, mais par la route pour aller voir,
la manman de ma manman.

Ah oui. En fait, Madame Fredo aura parcouru
une centaine de kilomètres à la pédale.
J'en aurai fait une quarantaine de plus. Pas mal non?

Posté par Thygo à 19:48 - Vacances à deux roues - Commentaires [ 11] - Permalien [ #]
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Commentaires sur Les vacances à côté de chez nous

    Pas mal du tout en effet ! Surtout pour Mme Fredo qui n'a pas ton entrainement ! Bravo !!! belle balade !!! Mais la prochaine fois calcule mieux, hein !

    Posté par vivement, 20 juillet 2014 à 22:39 | | Répondre
    • Si j'avais mieux calculé, on ne serait pas parti. Ça aurait été dommage. Mais je ne suis pas tout seul, il faut que je sois vigilent quand même.

      Posté par Thygo, 22 juillet 2014 à 11:44 | | Répondre
  • toutes mes amitié a M Fredo !!! elle est bien sympa, je t'aurai pendu sur place !

    Posté par maevina, 22 juillet 2014 à 09:12 | | Répondre
  • La mienne commence à faire les gros yeux à partir de 80km mais a l'avantage de s'accrocher, en râlant certes, mais sans réclamer le taxi, jusqu'à 100...
    Ca tombe bien, c'est à peu près ma limite aussi (je peux faire plus mais en perdant le plaisir)

    Posté par Florent, 22 juillet 2014 à 15:52 | | Répondre
    • Je tiens quand même à préciser que Madame Fredo n'a jamais ronchonné. Elle a baissé la tête et a fait ce qu'elle a pu. La connaissant, j'ai vu qu'elle était dans le rouge. Je rappelle qu'elle n'était encore pas monté sur un vélo de la saison.

      Posté par Thygo, 23 juillet 2014 à 19:35 | | Répondre
    • On verra à partir de quand je commencerai à avoir le regard dans le vide cet été ... c'est que j'ai perdu en entrainement ... alors que toi, tu as gagné (surtout pour ce qui est des montés.

      Posté par Nostradamiss, 23 juillet 2014 à 21:02 | | Répondre
  • Salut. Et tu à trouvé facilement le chemin de halage ?
    Je pense que la traversée de Jassans et Beauregard n’est pas facile ?

    Posté par Rheinweg, 23 juillet 2014 à 10:14 | | Répondre
    • Oui. Les chemins sont assez facile à trouver.
      La traversée entre Jassans et Beauregard se fait sans encombres.
      Il faut aller chercher l'ancien camping qui borde la Saône, et qui est aujourd'hui un parc avec un restaurant qui s'appelle l'embarcadère.

      Posté par Thygo, 23 juillet 2014 à 19:40 | | Répondre
  • sacrement courageuse la mme Fredo !
    Ici c'est pareil Monsieur veut rouler vite, et moi je me ballade sauf que du coup je me met devant et je donne le rythme.

    Posté par Lisie, 26 juillet 2014 à 13:44 | | Répondre
  • Merci pour elle. Chez nous, c'est moi qui donne le rythme. Elle ne veut pas ouvrir le bal. Chacun sa manière de faire. lol

    Posté par Thygo, 27 juillet 2014 à 19:43 | | Répondre
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