Le fil de l'eau

Ma vie bascule doucement vers une vie plus ésotérique. Je vous en parle entre autres sujets plus inintéressants les uns que les autres. Et surtout, mettez-y votre grain de sel. Pour retenir l'adresse de ce site http://www.le-fil-de-l-eau.fr

ÉDITION SPÉCIALE [maj 23/02/2020] --- GREAT NEWS: I'm back !

04 mai 2013

Je m'interroge... je m'interroge

En ce jour de 4 mai 2013, (mon popa aurait 69 ans aujourd'hui),
installé dans mon somptueux canapé rouge, au chaud,
avec Madame Fredo qui déballe sa dernière acquisition  
(une nouvelle parure de lit pour des nuits joyeuses et douillettes),
avec les douze coups de minuit en fond (aujourd'hui, on se la fait culturel),
je m'interroge.

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En fin de nuits joyeuses, je me réveille tôt.
Les jours de vacances, j'ai pour habitude d'ouvrir ma tablette
et de parcourir mes fils rss* choisies sur le volet: Comme ça,
je reste tranquille sans déranger la chose inerte qui git à mes côtés. 

Dans ces fils rss, il y a l'histoire, entre autre,
de deux femmes qui ont décidé de vivre dans des yourtes.

Il me semble que j'ai déjà parlé de ça dans mon blog,
mais je ne me rapelle pas ou, et j'ai la flemme de faire des recherches.

Donc, ce matin, j'ai lu ça.

Et je m'interroge.

Aujourd'hui, j'ai un métier, un toit, des enfants, une auto:
Inch Allah.

Je travaille pour payer mon logement.
Logement qu'il faut raccorder à l'eau, le gaz l'électricité, internet.
Logement qu'il faut payer chaque mois sans qu'il soit à moi un final.

Au fond, tout ça nous rend esclave de nous même et nous impose
une vie avec laquelle nous sommes pas toujours d'accord.

Ce qui me gène le plus dans ma vie, c'est d'être dépendant des autres.

Les autres sont :
* le propriétaire auquel je dois verser la dîme chaque mois.
* les organismes que j'ai cité plus haut: eau, gaz, électricité, fournisseur internet.
* mon employeur qui a une emprise sur moi non négligeable.

Déjà, je me suis rendu compte qu'en trouvant un moyen de ne pas
trop utiliser de voiture, j'ai tendance à sortir d'un système imposé
par ce lobby là et j'en tire un bonheur non négligeable.
Je pense que, si j'étais tout seul, je n'aurai plus d'auto.

Bref, je m'interroge.

Pour rassurer mon entourage, je ne suis pas encore à habiter dans une yourte.
Je suis une génération ou j'ai eu la possibilité
de vivre un peu plus confortablement que mes parents.
Je ne suis pas certain de vivre plus heureux ou plus intensément.

A quoi bon posséder?
Est-ce la solution?

Même en possédant notre logement, nous serions encore tributaire
des autres et serions obligés de rentrer une sommes d'argent,
non négligeable, pour s'acquitter des droits de se chauffer de s'éclairer,
de manger et d'avoir le droit de vivre là par le biais des impôts foncier ou locaux.

Alisabel a abordé ce sujet ici.

Je m'interroge.

Qu'est-ce que je veux pour mes enfants: La même vie que le mienne, au moins?
Pas sur.

Je m'interroge.

Que leur proposer pour être certain qu'ils vivent heureux,
sachant que le schéma classique me convient de moins en moins?

????

Je m'interroge.

Ma vie future?
Avec Madame Fredo, ça c'est une évidence.

Ou?
Comment?

Je m'interroge.

 

*les fils rss sont un moyen de suivre les blogs, les sites d'informations
sans être obligé de parcourir chacun de ces sites un par un.

 

Posté par Thygo à 12:44 - Econologie - Commentaires [ 13] - Permalien [ #]
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Commentaires sur Je m'interroge... je m'interroge

  • Ta question ne se pose pas, tes enfants seront bientôt tous partis pour voler de leurs propres ailes, le système que tu décris ne leur aurait jamais convenu. Mais tu auras bientôt la possibilité de suivre cette voie comme bon te semble, (enfin si Freddo est d'accord bien entendu) alors ne te prend pas la tête, et vis selon tes convictions, ce n'est plus à nous de te "dicter" ton schéma de vie. Même si pour moi, la décroissance totale n'est pas une solution, je reconnais qu'elle offre juste une alternative au gens qui le souhaitent, tant qu'il ne nous casse pas les pieds avec .

    Posté par le cigogneau, 04 mai 2013 à 13:51 | | Répondre
  • Je ne suis pas prêt à vivre de le sorte. Ça m'intéresserait pour ne plus être moins dépendant du bon vouloir de certain. Pour le reste, j'aime aussi mon confort. En tout cas, ton commentaire est mesuré. Je suis surpris.

    Posté par Thygo, 04 mai 2013 à 16:33 | | Répondre
  • Si ça peut te rassurer Thygo, je crois que je me pose la même question au moins 2 ou 3 fois par jour... et on est loi d'être les seuls...
    Mais même sans partir vivre dans une yourte, il y a plein de façons pour réduire notre dépendance aux autres, tout en augmentant les échanges avec les autres ! Tu en sais quelque chose vu le contenu de ton blog !
    Alors courage !

    Posté par Florent, 05 mai 2013 à 19:08 | | Répondre
  • @Florent: Des fois, quand même, je me demande si je ne suis pas le seul. A priori, on est au moins deux. Je suis d'accord avec toi pour ce qui est de changer les choses à notre niveau. Mais il n’empêche que je suis bien trop tributaire de tout un tas de chose pour être en accord avec moi-même.

    Posté par Thygo, 06 mai 2013 à 09:23 | | Répondre
  • ...

    Les yourtes ne sont plus à la mode, maintenant ce sont les cabanes dans les arbres qui le sont. d

    Posté par Cristophe, 06 mai 2013 à 09:52 | | Répondre
  • @Cristophe: ça me parait plus compliqué de vivre dans un arbre. Mais, c'est vrai qu'il y a pas mal d'offre de ce coté là.

    Posté par Thygo, 06 mai 2013 à 10:26 | | Répondre
  • Nan !!! tu es loin d'être seul à penser cela ! Tous les jours j'y pense, j'en ai marre de cette vie ou on s'oblige à faire de choses juste pour pouvoir continuer de vivre et de payer son dû à la société, cette société qui ne me convient pas en plus. Moi aussi je me pose sans arrêt la question de savoir pourquoi on veut toujours posséder toujours plus puisque tout ce que nous possédons nous enchaine et nous contraint à gagner de l'argent, à économiser ... etc...

    Posté par vivement, 06 mai 2013 à 13:03 | | Répondre
  • @Vivement: Je ne pensais pas ça de toi. Finalement on serait plus que je ne le pense alors?

    Posté par Thygo, 06 mai 2013 à 13:48 | | Répondre
  • Et oui...

    pour rester dans les allusions musicales : Nous étions deux puis vingt puis trois milles / Nous serons bientôt des millions
    Moi aussi, ça m'arrive souvent de penser qu'on pourrait faire autrement. Mais j'avoue également que je ne me suis pas encore complétement détacher de mon éducation standard classique qui insiste au métro, boulot, dodo, même si j'ai déjà remplacer en vélo, boulot, dodo...
    Et puis, j'avoue aussi, au delà de l'aspect financier, j'adore mon boulot (enfin, pas tous les jours), j'adore mes collègues (enfin, pas tous)... et je n'ai pas les épaules assez solide pour être "marginalisés". Parce que pour l'instant, sortir du système est culturellement difficile...
    Alors je me donne bonne conscience en faisant du mieux que je peux, chaque jour un peu plus, en limitant ma dépendance, et en me disant qu'être un peu mouton noir parmi les moutons blancs, c'est aussi obliger les autres à se poser des questions sur ce qui est réalisable par tout un chacun...
    Aller courage !!!
    Et merci pour ton blog, ça permet justement de se sentir moins seul!

    Posté par Sev, 06 mai 2013 à 21:27 | | Répondre
  • En fait...je pense qu'on s'interdit beaucoup de choses dès qu'on a des enfants, on se sent redevables donc on continue la vie que l'on a commencé de mener car on ne peut plus faire autrement. Si mon choix de vie n'engageait que moi, je sais que je vivrais autrement. Le truc tout bête, mais, cet été quand je suis partie en vacances en tente avec les enfants et bien j'étais heureuse, on avait le minimum et c'était bien !!!!

    Posté par vivement, 08 mai 2013 à 18:12 | | Répondre
  • @Sev: Nous avons exactement la même façon de voir les choses.

    @Vivement: Il est bien évident qu'ils faut vivre en fonction de ses enfants et qu'il est compliqué de les emmener sur des pentes risquant d'être glissantes pour leur avenir. Pour ma part, il ne me reste plus que poulette pendant une poignée d'années encore. Ça me laisse le temps de la réflexion pour savoir ou et comment je souhaiterais vivre d'ici là. Il y a quand même peu de chance que ce soit dans une yourte quand même.
    Avec Madame Fredo, nous avons eu l'occasion de partir en vacances, à vélo, à moto et de vivre qu'avec ce que nous avions emmené. C'était une aventure aseptisé, car nous mangions souvent au resto et campions dans des campings, mais ça donne un petit gout de liberté qui est très appréciable.

    Posté par Thygo, 10 mai 2013 à 09:54 | | Répondre
  • s'interroger est déja tendre vers un changement

    Je crois que tous ci dessus vous vous posez les bonnes questions. Ensuite c'est à chacun de choisir ce à quoi il est prêt à renoncer pour vivre libre. Et je crois qu'il s'agit là d'un cheminement tout à fait personnel. En ce qui me concerne je n'aurais jamais imaginé vivre en yourte il y a quelques années, et pourtant je n'ai pas eu de mal à me priver du confort qui nous coûte si cher.
    Bonne reflexion à tous, et Merci Thygo de relayer ce partage sur ton blog

    Posté par Alisabel, 12 juin 2013 à 15:37 | | Répondre
  • @Alisabel: C'est pour cela que j'aime ta démarche. Parce que tu n'imposes rien et admet qu'on ne peut pas tous faire ce que tu fais là, en un claquement de doigt. J'aime beaucoup ton parcours. J'aime bien en débattre autour de moi. Ce qui est bien, dans ton cas, c'est que tu as vécu très "classiquement" avant d'en arriver là.

    Posté par Thygo, 17 juin 2013 à 13:03 | | Répondre
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