Le fil de l'eau

Ma vie bascule doucement vers une vie plus ésotérique. Je vous en parle entre autres sujets plus inintéressants les uns que les autres. Et surtout, mettez-y votre grain de sel. Pour retenir l'adresse de ce site http://www.le-fil-de-l-eau.fr

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24 mars 2013

Les chroniques de Flèzz bleue: Un p'tit parcours au soleil

Ce matin, il fait beau.
Enfin.

Au prix du rayon de soleil ces temps ci, je vais en profiter.
Ce matin, je laisse le toit au garage.
Je roulerais en cabriolet.
C'est pas donné à tout le monde.
Ça fait des mois que j'attends ce moment.

Le parcours du matin ne m'intéresse pas.
Je le connais par cœur.
 Je l'aime bien, mais je pense à ce soir.

Ce soir, je pense passer par les berges du rhône.
Cet endroit serait un super outil de déplacement
si tout le monde respectait les lieux.

En fait, il y aurait une piste cyclable digne de ce nom,
avec des allées pour les piétons.
Le problème c'est que tout le monde s'en fout.
 Que beaucoup marche sur la portion cyclable en vous toisant
et ronchonnant quand vous leur demandez de se bouger un peu.

Bon, mais, c'est exploitable quand même.

Aller, c'est parti.
La première partie est plus que connue.
Je l'empreinte chaque jour.
Je roule entre 35 et 40 sur ce faux plat montant.
C'est déjà le kiffe.

Au feu, aujourd'hui, je tourne sur la gauche et j'envoie.
Je traverse le restant de ville,
en ayant tous les feux au vert.
Au sortir de la ville, il y a une bonne descente.
Et c'est partiiiiiiiiiiiiiiiiiiii.

Je roule au dessus de 50, juste par la force des mollets.
Me voilà sur une petite portion plate ou je n'ai
qu'à entretenir ma vitesse, sans me flamber.
C'est li'ntéret du vélomobile.
Une fois lancé, ça dépote.

Attention, ça monte.
Avec l'élan, j'arrive facile en haut du pont,
pour replonger via une nouvelle descente.
J'ai l'impression d'être superman.
C'est sans doute pour cette raison que 
les vélomobilistes aiment leur machine.
Pour cette sensation de, parfois, être super costaud
parce que ça roule vite juste avec les jambes.

Ne nous endormons pas.
Au bas de la descente,
je rentre dans le port Édouard Herriot par un virage à 90 degrés.
Pas question de le prendre à 50km/h.
C'est le tonneau assuré.
Je ralentis.
Je tourne.
Je passe les rails défoncées qui traversent la route.
Je relance.

Je suis à l'entrée d'une portion très plates,
entrecoupée de ralentisseurs.

Je roule à un peu plus de 45km/h.
Je ralentis très peu sur les ralentisseurs.
Flèzz bleue a tendance à sauter un peu,
comme dans les poursuites de voitures à San Fransisco.
En fait, je suis en excès de vitesse.
Le port est limité à 30km/h.
J'arrive à la sortie du port.
Là, j'ai une portion de route que je n'aime pas trop.
Elle n'est pas longue, mais je me sens
très petit au milieu des dinosaures à moteur.

J'accède à une superbe piste cyclable du côté de Gerland.
C'est un trottoir d'une dizaine de mètres de large,
avec une piste cyclable à deux fois une voix
et une allée très large pour les piétons.
Là encore, si les sites étaient respectés, ça serait top.
Mais voilà. Nous sommes dans un quartier étudiant.
Les hordes de jeunesse montante n'en ont rien à foutre de cette piste.
En règle générale, ils marchent sur la piste.
C'est comme ça. 
Allez comprendre.
Je roule pas à plus d'une trentaine
de kilomètres par heure sur cette portion.
Roulez plus vite serait trop dangereux pour les intrus.

Je pense que je vais installer un pouette pouette
et une sonnerie de vélo pour ce genre de portion.

Le pouette pouette se voudra humoristique.
Moins agressif que le klaxon que personne ne reconnaît.

Me voilà sur les berges.
La première partie est étroite et ancienne.
Je ne roule pas à plus de 20km/h.
Les piétons n'ont pas de choix.
Ils sont obligés de marcher sur ce qui doit être une piste cyclable.
On ne peut pas, là, leur en vouloir.

Ça y'est. Je suis sur la portion roulante.
Les cheveux au vent (enfin, ce qu'il me reste de cheveux),
je flâne à une trentaine de kilomètre par heure.
La aussi, il faut se méfier.
Il y a pas mal de monde sur roues ou à pieds.
Je suis très attentif et n'hésite pas à anticiper les problèmes.

Autant dire que je ne passe pas inaperçu.
J'ai des réactions de toutes sortes.
Les bandes de jeunes ado éclatent souvent d'un rire moqueur et limite agressif.
Dans la majorité des cas, j'ai des regards rempli d'interrogation,
des sourires, des pouces levés et tout autre signes de sympathies.

C'est quand même plutôt agréable, d'autant qu'en ce jour de soleil,
les jupes se sont raccourcies et que je suis plutôt bien placé
pour en profiter, mais chut.
Il ne faut pas le dire.

Je continue mon périple.
Le revêtement des berges me donnent
l'impression d'être à bord d'un tapie volant.

En empruntant les berges, j'ai traversé Lyon du Sud
au Nord comme qui rigole, sans m'arrêter, ni au feu,
ni au stop, puisque je n'en ai pas croisé.

Aller. Quittons ces berges que j'aime tant
pour se jeter dans le parc de la tête d'or,
qui est, aussi, un endroit que j'aime énormément.

La encore, pas question de rouler comme un dingo.
Un de mes collègues vélomobiliste, s'est fait arrêter pour excès de vitesse, ici.
Je m'astreints a ne pas dépasser 25km/h, mais Flèzz bleue est un rouleur
et il m'est compliqué de retenir ses ardeurs.

L'endroit est hyper agréable.
Je croise les gendarmes du parc.
Je me demande si ils ne vont pas me chercher des noises.
En fait, non.
Il ne font que passer et savent ce qu'est Flèzz.

Ensuite, je quitte le parc et me retrouve à finir le parcours, au milieu des voitures.
Je n'ai pas encore trouvé de parcours sympa pour aller du parc à chez moi.
Je prends garde de ne pas traverser un quartier.
Beaucoup de jeunes zonent dehors et pourraient me faire des problèmes,
parce qu'ils ne connaissent pas ma machine.

Voilà. J'arrive devant mon garage.
Je jette un oeil sur le compteur.
J'ai parcouru 22km.
Il est 18h15.
Je n'ai pas regardé l'heure de départ, mais ce que je sais,
c'est qu'a 17h10, je partais me changer.

Ça veut dire que j'ai du décoller après 17h15 et
que j'ai donc fait mon parcours en moins d'une heure.
Cinquante minutes à mon avis, et ça,
sans rouler comme un dingue et sans être plus fatiguer que ça.

Chaque jour que je voyage en vélomobile, j'en découvre les capacités.
Je me découvre un peu plus.
Chaque jour m'étonne un peu plus.

En conclusion, j'ai tendance à penser qu'une heure de parcours
pour aller travailler en vélo
(oui. Je peux dire "en" parce que je suis bien "dans" le vélo)
est un maximum pour être accepté tous les jours.
Ça voudrait dire que, sur un parcours décrit ici,
je pourrais faire environ 25km environ, sans me lasser.
Mais ça, c'est en vélomobile.
Je ne me vois pas faire la même chose avec un vélo classique.

Posté par Thygo à 19:51 - Vélotaf - Commentaires [ 5] - Permalien [ #]
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Commentaires sur Les chroniques de Flèzz bleue: Un p'tit parcours au soleil

  • Tu continues à me donner envie !!! Et au fait, c'est bien avec le vent dans les cheveux ? ça ne te ralentit même pas ?

    Posté par vivement, 24 mars 2013 à 22:59 | | Répondre
  • Il y a comme un vent de liberté dans ce poste qui fait beaucoup de bien a lire. Ca parait si simple et et si épanouissant, et pourtant... Ce n'est qu'un trajet pour aller bosser et rentrer chez soit. Un truc qui de base est chiant et monotone.

    Posté par fillette, 24 mars 2013 à 23:14 | | Répondre
  • ...

    À un moment tu dépasses largement la limitation de vitesse et tu t'en vantes, voyou ! Et l'autre fois tu avais grillé un stop... Et tu te plains des pistes cyclables non respectées ?! d

    Posté par Cristophe, 25 mars 2013 à 08:10 | | Répondre
  • @Vivement: C'est très agréable de pédaler les cheveux au vent. C'est le but du vélo. C'est comme ça que je le conçois en tous les cas. C'est vrai que l'hivers, c'est bien d'être à l’abri aussi, mais c'est beaucoup moins agréable. C'est aussi vrai que je perds quelques kilomètres par heure en pointe quand je n'ai pas le toit. Environ trois. C'est pas très grave. ça se ressent surtout au dessus de 35km/h.

    @Fillette: C'est comme ça qu'on arrive à toucher à un certain bonheur. En arrivant à transformer quelques taches quotidienne en un moment agréable.

    @Cristophe: Roooh. Mais tu as tout à fait raison. J'ai honte tiens. (Enfin. Pas trop quand même).

    Posté par Thygo, 25 mars 2013 à 08:43 | | Répondre
  • C'est vrai que transformer une tache quotidienne en partie de plaisir, c'est le top ! Moi aussi j'aime mieux aller travailler en vélo, et, je tiens le coup par tous les temps, j'ai fait juste une petite entorse l'autre jour car j'avais beaucoup de matériel à apporter, j'ai donc pris la voiture juste pour l'après-midi.

    Posté par vivement, 25 mars 2013 à 19:39 | | Répondre
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