Le fil de l'eau

Ma vie bascule doucement vers une vie plus ésotérique. Je vous en parle entre autres sujets plus inintéressants les uns que les autres. Et surtout, mettez-y votre grain de sel. Pour retenir l'adresse de ce site http://www.le-fil-de-l-eau.fr

ÉDITION SPÉCIALE [maj 07/04/2021] --- Tout va bien, on coule normalement ---

30 décembre 2008

Mes premiers pas à l'Opéra

Pour le petit Noël de Madame Fredo, je lui ai offert l'Opéra.
(enfin. Pas l'opéra complet. Juste une place pour aller voir un opéra)
Forcément, il a fallut que je l'accompagne.
C'est mieux non ?

Nous voilà donc, hier soir, rendu à l'Opéra de Lyon,
en immense limousine du peuple aussi appelé métropolitain.

Je ne connaissais pas du tout.
Pour moi c'est un baptême du feu.
Pas pour Madame Fredo qui possède, elle, une culture
un peu moins razDesPaquerettes que moi.

Chauvesouris3

Ma culture musicale à moi, c'est surtout grosses guitares
qui hurlent et variété française, mais il ne faut pas mourir idiot,
même si pour moi c'est pas gagné.

Nous pénétrons dans l'opéra.
Je m'attendais à des dorures, des surcharges de velours,
des hommes en costumes, des femmes en toilettes.
La caricature quoi.

L'Opéra de Lyon n'est pas beau.

Tout l'intérieur est noir.
Ça crée une ambiance oppressante.
C'est étrange.

Les personnes qui sont là, sont comme Madame Fredo et moi.
Ils ont des bras des jambes, un nez, des yeux,
une bouche et parlent le même dialecte que nous,
puisque nous avons échangé avec quelques unes d'entre elles
et que nous avons compris ce qu'elles nous disaient.

La seule différence notoire
(z'avez vu, ami lecteur, comme je connais des mots)

est, sans doute, que leur porte-monnaies est bien plus garni que les nôtres.

Et la pièce alors ?

J'y viens.

Il s'agit de La Chauve Souris
de Johann Strauss écrite en 1874.
C'est une opérette en trois actes.

Vous trouvez pas que ça sent la poussière ce truc ?

Tiens, je vous balance le résumé du site:

Gabriel von Eisenstein est sur le point de faire huit jours de prison.
Pour le consoler, pour qu’il puisse, avant une semaine de privations, “s’en fourrer jusque-là”,
son ami Falke lui propose de venir avec lui chez le prince Orlofsky.
Les fêtes du prince oscillent entre l’excitation des danses viennoises et la tendresse amoureuse,
celle qui vient sur les ailes de l’alcool.
On y est parfaitement libéré : “Chacun à son goût”.

Mais. z'êtes pas obligé de tout lire.
Ca va pas apporter grand chose et
C'est un peu pénible.

La fête est aussi un piège : Gabriel von Eisenstein vient s’y perdre, vient s’y prendre,
tête baissée, ébloui, comme une chauve-souris dans la lumière,
émergeant de l’obscurité de la routine conjugale.
Sous la fausse identité du “marquis Renard”, il y rencontre :
une jeune actrice qui ressemble trait pour trait à sa femme de chambre,
Adèle — et pour cause : c’est elle ; et une comtesse hongroise
masquée à qui il fait une cour effrénée
—parce qu’il ne sait pas que cette femme est safemme : Rosalinde…
Pendant que les uns font la fête, d’autres sont en prison,
sous la garde de Frosch. Parmi eux, Alfred, l’amant de Rosalinde
— oui, elle a un amant et il est ténor.
Pourquoi est-il en prison ?
Tout simplement parce qu’il s’est glissé dans les pantoufles
d’Eisenstein dès que celui-ci a eu le dos tourné;
et comme cet amant ressemble à un mari,
il est embarqué comme tel par le directeur de la prison,
Frank (qui lui aussi participe à la fête sous le faux nom de “chevalier Chagrin”).
Au petit matin, tous les fêtards se retrouvent là.
Les jeux de masques continuent — faux avocat, vrais époux
— les quiproquos aussi et la situation manque d’exploser.
Mais au dénouement, seuls sautent les bouchons de champagne…

Nous voilà plutôt bien installé par rapport à la scène,
sur des sièges inconfortables.
(Au prix de la place on pouvait s'attendre à mieux).

Chuuuuuut.
Les portes se ferment.
Je suis pris au piège.
On m'enlève toute possibilité de m'enfuir (sic).

Il ne se passe rien et tout le monde applaudit.
'sont bizarre ces gens.
C'est peut-être un des codes qui m'a échappé.
J'applaudis donc.

C'est nul d'applaudir comme ça.
C'est pour encourager les artistes ?

Ah non.
J'avais pas vu à cause de la tête de mon voisin,
(évidemment je suis derrière un grand, mais pas Madame Fredo ce qui est bien là l'essentiel)
on aperçoit en contre-bas de la scène, une tête.
C'est le chef d'orchestre.
On imagine qu'il est venu avec son orchestre, car on ne voit personne.
Juste la tête du chef lorsqu'il se met sur la pointe des pieds.
Seules les personnes installées aux balcons doivent voir l'orchestre ?

Ça commence.
Tiens!! Je connais cette air.
Je me rends compte que je connais du Strauss.
Moi Thygo, je connais des morceaux d'Opéra !!!?

Nous avons droit à un moment face au rideau fermé,
dans le noir,
avec de la musique produite
par un orchestre qu'on ne voit pas.

???

Le rideau s'ouvre.
Je m'attends là aussi à des costumes d'époques
avec des grosses dames et des gros messieurs
qui hurlent des paroles incompréhensibles.

Oh!!!
Le décors semble contemporain.
Il y a un aspirateur sur scène.
Le premier personnage est une soubrette, plutôt mignonne,
qui pourrait exister de nos jours.
Tout cela aiguise mon appétit ma curiosité.

Elle commence à chanter.
Aïe. Mes oreilles.
J'ai vraiment du mal avec cette technique
de chant et les aiguës que balancent les voix féminines.

Je tends l'oreille.
Non vraiment je ne comprends rien, jusqu'au moment ou
je me rends compte que notre petite femme de ménage chante en Allemand.
C'est le bouquet.

Heureusement, des sous titres sont projetés à plusieurs endroits de la scène.

Et la soirée suit son cours.
Je vais de surprise en surprise.
Le pièce est festive.
Les décores sont très colorés et je me surprends à ressentir
un certain plaisir à admirer les tableaux et la performance des artistes.

Le metteur en scène s'est lâché.
Certains tableaux sont très surprenants.
Il y a plein de petites touches amusantes pour peu qu'on soit un peu attentif.
Nous avons même droit à un "Casse toi pauv'con",
judicieusement placé en référence à notre Nicoléon.
Contemporain je vous dis.

Trois actes, deux entractes, et une ovation qui n'en finit pas plus tard, nous voilà au bout du calvaire
(Là j'en rajoute un peu quand même)

Ce que je retiens de cette expérience,
c'est que l'opéra n'est pas pour moi.
J'ai voulu essayer. Je retenterais peut-être,
mais j'ai du mal à supporter les chants d'opéra féminin.

Toutefois, je loue le metteur en scène d'avoir revisité cette pièce
et de la proposer sous cet angle là.
Car, même si tout cela est un peu loin de moi,
j'ai quand même passé un très bon moment.

Madame Fredo aussi d'après ce qu'elle m'a dit.
De toute façon, pour peu qu'on soit ensemble les moments sont toujours bons.

Posté par Thygo à 08:21 - Le fil de l'eau - Commentaires [ 2] - Permalien [ #]

Commentaires sur Mes premiers pas à l'Opéra

  • c'est gentil ça!! mais la prochaine fois, loue toi un DVD, alors!!!pppff!!! ces hommes!!!

    Posté par maevina, 30 décembre 2008 à 16:54 | | Répondre
  • Et bien ! Quel cadeau ! C'est vrai que l'opéra il faut aimer, mais , je pense que c'est bien d'en avoir vu un une fois !C'est une bonne expérience. Nous, nous n'avons pas non plus les moyens de nous payer des places, mais , nous avons la chance de connaître quelques musiciens qui plusieurs fois nous ont offert des places pour le théâtre impérial, de quelle ville ? Chut ! J'en ai déjà trop dit ! le théâtre impérial est par contre très , très, beau ! pas du tout contemporain ! Malheureusement, je crois que nous ne pourrons plus y aller car il est en faillite, eh oui, il n'y avait pas assez de personnes qui payaient leurs places je crois ! ;o)

    Posté par vivement, 30 décembre 2008 à 21:31 | | Répondre
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