Le fil de l'eau

Ma vie bascule doucement vers une vie plus écologique. Je vous en parle entre autres sujets plus inintéressants les uns que les autres. Et surtout, mettez-y votre grain de sel. Pour retenir l'adresse de ce site http://www.le-fil-de-l-eau.fr

ÉDITION SPÉCIALE [maj 07/04/2016] --- RACINES: Elle s'en est allée en novembre 2016 et je ne m'y fais pas. -- DIPLÔME: En route pour être apprenti géobiologue en mai et maitre Reiki en juillet. ---

06 avril 2017

Ma demeure

Je suis né là.

J'ai vécu là, les premières quatorze années de ma de vie.
Aujourd'hui, elle est toujours là.
Blanche et verte.
Grande et mmajestueuse.

Ce L qui borde la cour qui nous a tous vu grandir.
Ces fleurs qu'on a cassé avec quelques vitres parfois,
à cause de nos ballons qui n'allaient pas là ou on le voulait.
Cette descente bétonnée qui finissait dans le portail en fer,
juste avant la route.
Ce portail ou on s'écrasait, en skate board, à vélo,
en voiture à pédale, au bout d'une course, ou qui servait de cage de foot.

J'ai habité là.
Entouré de mes parents et de mes grands parents.
Le rêve.

Quand les uns baissaient les bras, les autres prenaient le relais.
Le vin sucré du quatre heure, les gaufres du mercredi.
Ce grand père pendu à ses béquilles,
souffrant des restes d'une guerre qui était rentrée dans ses chaires.

Cette maison qui a connu tant de cris d'enfants est aujourd'hui muette.
Son âme est partie.
Elle a fini ce cycle là.

A l'heure ou j'écris ces lignes,
je ne sais pas ce que vont devenir ces racines.
Je me doute.
J'en ai bien peur.

Je ne veux pas y retourner.
Je veux tout garder dans ma tête et dans mon coeur.
Tous ces sons.
Toutes ces odeurs.
Ces longues heures d'été devant le tour de France,
chez elle, au pied du canapé.
Ces soirs ou nous étions nombreux à rester dormir là,
parce que nous étions bien.
Un sac de couchage sur la moquette dans la salle à manger
et nous étions dans un quatre étoile, entourés
des chats ronronnant, qui parfois se glissaient avec nous.

Je sais que ce que je raconte là, parlera
à quelques unes et uns qui passeront par là.

Ils savent.
Ils étaient là.

Elle, est partie.
Elle a laissé sa maison.
Maison ou elle est restée jusqu'au bout.
Assise dans son fauteuil.
Loin de sa très grande télé dont le son était bien trop fort sur la fin.
Les cadres de tous sont aujourd'hui orphelin.
Nous sommes orphelins.
Je suis orphelin.

Elle ne nous a jamais dit "je t'aime".
Était-ce vraiment nécessaire.

Ma demeure est vide.
Comme moi quand je pense à elle.
Mes racines se sont fanées.

Posté par Thygo à 22:57 - Le fil de l'eau - Commentaires [ 6] - Permalien [ #]
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20 février 2017

Je présente mes excuses à l'ex-femme de mon pote

Je te dois bien ça.
Toi qui me suit depuis tant d'années... ou pas.
Le fil de l'eau est un peu en stand-by, mais je ne me résigne pas à l'arrêter.
Je l'aime bien ce petit lieu.

Alors voilà.

Il y a trèèèèès longtemps, (une époque ou j'avais encore des cheveux)
la femme d'un ami avait un fonctionnement un peu chelou.
Je me souviens qu'elle avait demandé à son homme,
mon ami donc, de lui fabriquer un lit.

Jusque là, à part le fait que fabriquer un lit n'est
pas une mince affaire, c'est plutôt normal.

Oui, mais elle avait une demande très particulière.
Enfin, moi, à l'époque, je trouvais ça super bizarre.
Tellement bizarre que je la prenais un peu pour une dingue.
Elle voulait un lit sans aucune partie en métal dedans.
Même pas le moindre vis, ni  clou.
Si tu bricoles un peu, tu vois tout de suite que ça complique la chose.
(Pour la petite histoire, le challenge a été relevé haut la main.)

Et là, tu vas me dire: "Mais pourquoi?"

Si j'étais un peu naze, je te répondrais "Parce que",
mais ça finirait là, la note. Ce serait débile.
Quoi que c'est tentant.
Je te l'ai déjà fait pas mal de fois ce genre de coup, et à chaque fois,
tu repointes le bout de ton nez par là.

Elle ne voulait pas de métal, parce qu'elle disait que, sur terre,
il existait des maillages de lignes qui, quand elles se croisaient,
surtout sous un lit, perturbaient le sommeil, et même, pouvaient rendre malade,
et que, quand il y avait du métal dans le lit, ça amplifiait le phénomène.

Mouai, mouai, mouai.

Installe toi bien dans ton fauteuil. Reprends du popcorn.
Ça risque d'être un peu long.

Tu sais que, depuis le moi de mai 2016, je suis devenu soigneur Reiki.
J'ai passé mon second niveau au mois d'octobre.
Il y en a quatre.
Je passe le troisième niveau en juillet.
En juillet, je serai maître soignant Reiki.
Ça déjà, c'est la grande classe,
mais ça n'explique pas l'introduction de ma note hein!

Tu ne sais pas que, depuis cette période là, je pratique le pendule.
Si si.
Mais t'inquiète. C'est pas contagieux.

Et... pendant mon niveau II de Reiki,
j'ai rencontré un femme qui faisait de la géobiologie.

Et donc, moi, je souhaite faire de la géobiologie. 
J'ai déjà acheté l'arme fatale.

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Et c'est quoi là géobiologie? Tu vas me dire.

La géobiologie, c'est une discipline qui permet
de détecter les perturbations cosmo-tellurique,
dont certaines sont perturbatrices, voir dangereuses pour le vivant.

Tu commences à comprendre?

Au mois de mai, je vais suivre une initiation poussée à la géobiologie et bio-énergétique.
Oui. Je suis en train de devenir aussi dingue que l'ex-femme de mon pote.

Sauf que c'est pire, puisque je vais en faire un activité.
Je ne sais pas ou tout ça va me mener, mais je trouve ça passionnant
Pas toi?
(Moua ha ha)

Je crois que je dois des excuses à l'ex-femme de mon pote.

 

Posté par Thygo à 08:11 - Ésotérisme - Commentaires [ 3] - Permalien [ #]
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25 janvier 2017

Circulation désalternée

C'est pas souvent que j'ai balancé ma colère ici.
Je me veux quelqu'un de modéré.
C'est pas toujours simple.
Je ne souhaite pas non plus imposer mes points de vue.
Enfin, j'essaie.
Mais ce matin, la colère gronde.

Je vais quand même t'avertir avant de continuer.
Je risque de lâcher quelques mots pas beaux
Si tu n'aimes pas ça, je m'en excuse d'avance.

Aujourd'hui, à Lyon, nous attaquons
notre troisième jour de circulation alternée.

Ouai, ouai, ouai. Circulation alternée.

Déjà qu'en s'appuyant sur les numéros de plaque
ça n'avait pas beaucoup d'impact
(on parle de dix à vingt pourcent de circulation en moins à Paris),
mais là, avec la super idée des vignettes,
autant dire que cette mesure ne sert plus à rien.

Enfin si.
Elle est utile, mais pas pour ce dont elle est faite à l'origine.

Elle est utile pour discriminer la population.
Les gens qui ont les moyens se débrouilleront
pour changer leur voiture afin de pouvoir rouler tout le temps.
Les autres, ils se touchent le luc et ils font l'avion.
(Si seulement c'était vrai, ils auraient un moyen de locomotion, au moins).

Sur ce principe là, l'autorité en place,
a trouvé un moyen pour relancer le marché de l'automobile.
Chapeau bas les gars.

Et sinon?
La pollution?
On en parle?

La quoi?

(C'est même pas de ça que je voulais parlé en fait.
J'ai dérivé. Je t'en refait une demain).

Posté par Thygo à 08:26 - Les Colères - Commentaires [ 4] - Permalien [ #]
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22 décembre 2016

Ma mère me cache des choses

Hier soir, en sortant du taf, je me disais que la vie était belle.
Aujourd'hui tout est plus ou moins en équilibre, alors j'ai profité de l'instant.
Je monte dans la Rolls qui approche de ses seize milles kilomètres
et prend la route en direction du nid ou je vais retrouver Madame Fredo.
Vie de merde paisible.

En ce moment, sur mon trajet, il y a pas mal de travaux.
Alors, je suis contraint de me dérouter un peu, mais c'est pas si grave.

Je dois passer par des petites routes de ville
ou il peut tout juste se croiser deux métalosaures.
Me voici rendu à un croisement et T.
J'arrive au bout de la barre de T.
Je regarde à droite: des phares de voitures au loin.
Je regarde à gauche, pas de voiture. J'ai le temps.
J'appuie sur les pédales.

Au moment de traverser, je me rends compte que les feux de voitures
sont pratiquement sur moi.
Je ne pensais pas qu'on pouvait rouler si vite à cet endroit là.
J'ai droit à des appels de phares. Bon.
Puis le métalosaure me double en poussant un cri de rage. Bon.
Un de ses congénères arrivait en face, mais ce n'était pas son problème.
La bête se rabat devant moi et s'arrête au stop.
Tout ça pour ça.
Il tourne à gauche, moi à droite, fin de l'alerte.....
à moins que.

Je me hisse au niveau de le rutilant métalosaure de l'espèce des mercos.
Et j'entends un truc du style: "Tu as le droit de rouler sur la route avec ta merde?".
Ce à quoi je réponds avec délicatesse:
"Et toi, tu en est content de ta merde?".

Je tourne.
Le monstre se dévie de sa trajectoire, me course sur...
bien une centaine de mètres.
T'imagine une grosse merco prendre en chasse un vélo.....
Il me double et se met en travers devant moi.
Comme dans les films, quand les flics arrêtent des malfaiteurs.

Je me hisse à son niveau en me préparant à un échange verbal musclé.
Mais le métalosaure à un cerveau. Enfin cerveau c'est vite dit.

Voilà que le cerveau saute de son compagnon d'acier: "Aller vient maintenant, on va s'expliquer".

Imagine que moi je suis à un mètre au dessus du niveau de la mer
et lui debout très proche, et bien au dessus de moi.

Ce à quoi je réponds: "Tu veux qu'on explique quoi?"

Et là il a vomit.
Vomit en bousculant la pauvre Rolls déboussolée, en rapprochant son visage du mien.

Il en voulait à ma douce maman.
Il voulait lui faire l'amour, ou que moi je lui fasse l'amour.
Il affirmait que ma maman était une fille de joie dont j'étais le fils.
Il ajoutait que je l'avais insulté.
Que c'était pas bien de lui avoir coupé la route.
(Oulala nan. C'est pas bien)
Ben oui tu penses, il fallait qu'il use ses disques de frein tout neuf en carbone j'imagine.

Il a ajouté que je faisais trop le malin.
C'est sur. En moule burnes dans un bobsleigh à pédale, y'a de quoi se la péter.

Tout pendant ce temps là, moi, je suis resté calme.
Et c'est là que je me suis surpris.
D'habitude, des tremblements m'envahissennt
et j'attends le premier coup pour ouvrir les vannes.

Pendant que Monsieur Cerveau
(je mets des majuscules parce que ça mérite quand même le respect. Si si)
éructait des compliments sur ma famille,
je tentais de lui faire comprendre, avec une voie calme et poséïï (comme disent les d'jeun's),
que je ne comprenais pas pourquoi il se mettait dans dans cet état là?
Que ça ne servait vraiment à rien.
Que de plus il proposait un spectacle lamentable à tous les badauds qui étaient sur le trottoir.

Ça a durer le temps d'un feu rouge.
Un feu rouge, un orage.
Je m'attendais à être renversé avec la Rolls, ou perdre mes six milles euros de dents,
mais le mec a fini par remonter dans son engin et décoller comme si de rien n'était.

Le comble, c'est que je n'ai eu peur à aucun moment.
J'avais la sensation d'être au spectacle.
Spectacle ou j'étais quand même un peu acteur.
En reprenant la route, je me disais que ça ne devait pas être facile de vivre comme ça.
A s'emporter pour un rien. Pour un vélo qui a mal jugé une distance,
ou plutôt la vitesse de déplacement excessive.

Il n'empèche que le moment de quiétude dont j'avais pris conscience
au sortir du bureau à bien failli se terminer en quenouille.

Posté par Thygo à 13:32 - Le fil de l'eau - Commentaires [ 12] - Permalien [ #]
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