Le fil de l'eau

Ma vie bascule doucement vers une vie plus écologique. Je vous en parle entre autres sujets plus inintéressants les uns que les autres. Et surtout, mettez-y votre grain de sel. Pour retenir l'adresse de ce site http://www.le-fil-de-l-eau.fr

ÉDITION SPÉCIALE [maj 22/12/2016] --- SUJET DU MOMENT: Je sombre dans l'ésotérisme, et c'est rien de le dire. -- DIPLÔME: J'ai mon second niveau de Reiki, bientôt la maitrise ---

22 décembre 2016

Ma mère me cache des choses

Hier soir, en sortant du taf, je me disais que la vie était belle.
Aujourd'hui tout est plus ou moins en équilibre, alors j'ai profité de l'instant.
Je monte dans la Rolls qui approche de ses seize milles kilomètres
et prend la route en direction du nid ou je vais retrouver Madame Fredo.
Vie de merde paisible.

En ce moment, sur mon trajet, il y a pas mal de travaux.
Alors, je suis contraint de me dérouter un peu, mais c'est pas si grave.

Je dois passer par des petites routes de ville
ou il peut tout juste se croiser deux métalosaures.
Me voici rendu à un croisement et T.
J'arrive au bout de la barre de T.
Je regarde à droite: des phares de voitures au loin.
Je regarde à gauche, pas de voiture. J'ai le temps.
J'appuie sur les pédales.

Au moment de traverser, je me rends compte que les feux de voitures
sont pratiquement sur moi.
Je ne pensais pas qu'on pouvait rouler si vite à cet endroit là.
J'ai droit à des appels de phares. Bon.
Puis le métalosaure me double en poussant un cri de rage. Bon.
Un de ses congénères arrivait en face, mais ce n'était pas son problème.
La bête se rabat devant moi et s'arrête au stop.
Tout ça pour ça.
Il tourne à gauche, moi à droite, fin de l'alerte.....
à moins que.

Je me hisse au niveau de le rutilant métalosaure de l'espèce des mercos.
Et j'entends un truc du style: "Tu as le droit de rouler sur la route avec ta merde?".
Ce à quoi je réponds avec délicatesse:
"Et toi, tu en est content de ta merde?".

Je tourne.
Le monstre se dévie de sa trajectoire, me course sur...
bien une centaine de mètres.
T'imagine une grosse merco prendre en chasse un vélo.....
Il me double et se met en travers devant moi.
Comme dans les films, quand les flics arrêtent des malfaiteurs.

Je me hisse à son niveau en me préparant à un échange verbal musclé.
Mais le métalosaure à un cerveau. Enfin cerveau c'est vite dit.

Voilà que le cerveau saute de son compagnon d'acier: "Aller vient maintenant, on va s'expliquer".

Imagine que moi je suis à un mètre au dessus du niveau de la mer
et lui debout très proche, et bien au dessus de moi.

Ce à quoi je réponds: "Tu veux qu'on explique quoi?"

Et là il a vomit.
Vomit en bousculant la pauvre Rolls déboussolée, en rapprochant son visage du mien.

Il en voulait à ma douce maman.
Il voulait lui faire l'amour, ou que moi je lui fasse l'amour.
Il affirmait que ma maman était une fille de joie dont j'étais le fils.
Il ajoutait que je l'avais insulté.
Que c'était pas bien de lui avoir coupé la route.
(Oulala nan. C'est pas bien)
Ben oui tu penses, il fallait qu'il use ses disques de frein tout neuf en carbone j'imagine.

Il a ajouté que je faisais trop le malin.
C'est sur. En moule burnes dans un bobsleigh à pédale, y'a de quoi se la péter.

Tout pendant ce temps là, moi, je suis resté calme.
Et c'est là que je me suis surpris.
D'habitude, des tremblements m'envahissennt
et j'attends le premier coup pour ouvrir les vannes.

Pendant que Monsieur Cerveau
(je mets des majuscules parce que ça mérite quand même le respect. Si si)
éructait des compliments sur ma famille,
je tentais de lui faire comprendre, avec une voie calme et poséïï (comme disent les d'jeun's),
que je ne comprenais pas pourquoi il se mettait dans dans cet état là?
Que ça ne servait vraiment à rien.
Que de plus il proposait un spectacle lamentable à tous les badauds qui étaient sur le trottoir.

Ça a durer le temps d'un feu rouge.
Un feu rouge, un orage.
Je m'attendais à être renversé avec la Rolls, ou perdre mes six milles euros de dents,
mais le mec a fini par remonter dans son engin et décoller comme si de rien n'était.

Le comble, c'est que je n'ai eu peur à aucun moment.
J'avais la sensation d'être au spectacle.
Spectacle ou j'étais quand même un peu acteur.
En reprenant la route, je me disais que ça ne devait pas être facile de vivre comme ça.
A s'emporter pour un rien. Pour un vélo qui a mal jugé une distance,
ou plutôt la vitesse de déplacement excessive.

Il n'empèche que le moment de quiétude dont j'avais pris conscience
au sortir du bureau à bien failli se terminer en quenouille.

Posté par Thygo à 13:32 - Le fil de l'eau - Commentaires [ 12] - Permalien [ #]
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16 décembre 2016

Balayer devant sa porte

Ce matin, comme tous les matins de jours ouvrés,
je vais taffer dans ma superbe Rolls rouge
qui atteint bientôt son seize millième kilomètres.

Chaque matin, je fais le même parcours avec toujours autant de plaisir.
Chaque matin je m'arrête à un feu qui me pose juste devant un café.
Chaque matin je regarde l'intérieur de café par le porte ouverte,
pour regarder l'écran du jeu de hasard ou il y a un tirage
toutes les cinq minutes, suivi d'un numéro à appeler en cas d'addiction
(J'aime bien ce genre de rappel).

Mais aujourd'hui, en arrivant à proximité du bar, j'ai été attiré par le trottoir.
Trottoir que venait de subir un nettoyage en bon et due forme.

Il brillait sous le réverbère.
Plus de saleté, plus de papiers, plus de mégots.

J'aime bien quand c'est propre.
J'imaginais le cafetier assurant cette tache
avec l'intention de proposer une terrasse vierge de tout détritus.
La base de l'accueil.
Ce cher homme était en train de sortir sa terrasse, ses chaises, ses tables
et disposer tout ça comme a l'accoutumée, pour recevoir ses premiers piliers de bar, clients.

Ce labeur exécuté, avec un cigarette aux lèvres.

Cigarette qui s'est consumée pendant l'action.
Cigarette qui a fini....
...sur le trottoir....
.... pile à la démarcation....
....entre le mouillé et le sec....
... coté sec...

 

Posté par Thygo à 16:45 - Vélotaf - Commentaires [ 2] - Permalien [ #]
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11 décembre 2016

Fin de l'attente

Ce blog ne serait pas complet si je ne faisais
pas un petit mot sur la disparition de ma grand mère.
Cet événement a eu lieu le mercredi 23 novembre 2016.

Nous avions fêté ses quatre vingt quinze ans, un mois tout juste auparavant.

Notre grand mère est parti... enfin.
Je dis notre grand mère, parce qu'en quittant cette terre,
elle a laissé derrière elle beaucoup d'orphelins.
Je dis "enfin" parce qu'elle me l'avait dit et je l'avait retranscrit
avec mes mots dans le texte que tu peux lire ici.

Une page se tourne pour notre famille.
C'était elle la pierre angulaire. 
Elle qui nous rassemblait encore.
Elle que nous aimions toutes et tous.

Oh. Elle n'a rien fait pour ça.
Elle était juste là.
Elle en a élevé certain, comme elle a pu.
Des fois à coup de martinet, des fois à coup de balais, mais elle nous aimait.
Elle ne nous le disait pas. 
Elle ne savait pas dire ces choses là.

Il n'empêche qu'en ce mardi 29 novembre 2016,
nous étions toutes et tous là pour l'accompagner,
le costume sombre, le coeur en berne et la larme à l'âme.

Pour la première fois de ma vie, je me suis levé
dans une église pour aller lire un texte au pupitre.
C'est pas pour moi. C'est pour les croyants.

Je ne pensais pas faire ça un jour.
C'est une cousine qui m'y a poussé et elle a bien fait.
J'ai hésité et puis je me suis dit que je lui devais bien ça.
J'avais réécrit les paroles de Dirty Old Town pour ses quatre vingts ans.
On lui avait chanté avec mon frère.
Tout ça, très improvisé.
J'avais imprimé ce texte sur une jolie feuille.
L'avais encadré et lui avait offert.
Il est resté quinze ans bien en vu sur le meuble de sa cuisine.
Elle aurait aimé "L'attente".
C'est certain.

Egoiste. Je te garde au fond de moi.
A côté de mon père qui tu as rejoins.
Rejoint aussi, ton mari, ton fils, tes gendres, tes amis.

Je suis vide et triste, mais je sais que tu m'aimes.
Tu me l'as dit le 30 novembre 2016.

Aujourd'hui, toi tu rayonnes. 
Tu baignes dans une liberté et un bonheur que tu mérites.
Je le sais.
On me l'a dit.

Posté par Thygo à 17:31 - Le fil de l'eau - Commentaires [ 7] - Permalien [ #]
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20 août 2016

Rencontre d'un super type


Sans doute, l'histoire qui suit peut déranger certaines personnes
de mon entourage qui risque de penser
que je suis en train de me perdre sur des chemins un peu chelous.
Sans doute.
Mais c'est mon choix.
Je me suis bridé un maximum ces temps-ci,
en évitant d'écrire ici ce que je vivais en ce moment.

Résultat des courses, je n'écris plus rien ici, alors que j'adore ça.

Donc, je t'avertis: On change un peu de direction.
On risque de lâcher un peu le rationnel.
Je t'invite quand même à continuer de jeter
un oeil curieux sur ce que je pourrais raconter ici.
Ça coûte rien, et puis, au minimum,
ça peut te faire hocher la tête et te tirer un sourire, va savoir.
Je t'invite aussi à laisser des commentaires,
même si t'es pas super réceptif à l'affaire.
L'échange est toujours le bienvenu sur le fil de l'eau.
Voici donc, une petite histoire de méditation
toute fraîche avec une belle rencontre à la clé.
Ouvre tes chakras et laisse toi faire.

Ce matin, nu au milieu de mon salon,
installé sur mon coussin de méditation,
une bougie pourpre devant moi,
de la musique zen dans les oreilles,
j'ai médité.

Quel intérêt me diras-tu?
Ben attend, je vais te raconter.

Donc, me voilà installé dans la position du lotus.
(Oui. Malgré mon grand âge, c'est encore possible.
Comme quoi, tu n'as pas à désespérer tout de suite,
tu as encore du temps, dans la mesure ou tu es un peu plus jeune que moi.)

Cette méditation s'est bien déroulée.
De bons ressentis.
Beaucoup de bien être.
Je m'octroie une vingtaine de minutes en règle générale.
Le dong de la vingtième minute retentit.

Rooh, mais comme je suis bien.
(Tu devrais essayé la méditation. Tu pourrais être surpris.)

Et puis, me vient un flash.
Rien à voir avec un hypothétique excès de vitesse de méditation.
Ne sois pas si terre à terre.
Et si j'en profitais pour faire un petit coucou à mon popa?
(Et c'est là que tu te dis que j'ai lâché la rampe. Ne mens pas, je le sens bien).

Disparition de ce fameux popa qui atteint l'âge de la maturité.
Je retourne alors dans ma tête.
Paisible.
Un sourire se dessine sur mon visage.
Je flotte.
Et là. Baam.
Un énorme frisson apparaît en haut de mon crâne,
et descend tranquillement jusqu'en bas,
en me balayant bien l'échine au passage.
Comme si j'avais enfilé un vêtement.
Un vêtement qui doit me tenir chaud pour la suite de ma vie.
J'ai entrouvert une porte.
C'est sur.
J'irai jeter un oeil derrière.
Mon père m'y attend. Souriant.
C'est certain.
On a des trucs à se dire.
Enfin.

Posté par Thygo à 06:52 - Ésotérisme - Commentaires [ 6] - Permalien [ #]
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